Retranscription des restitutions des ateliers FormaCamp

Un article de FormaVia.

Sommaire

Les ateliers de la matinée

Introduction des restitutions

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Mario Asselin : Bonjour, nous sommes ici pour refaire monter ce qui s'est discuté en atelier, ce qui s'est passé ici aussi dans la salle, nous avons donc 4 pistes et il y a une des pistes qui était double, c'est à dire qu'il y avait deux ateliers en parallèle. Nous allons donc donner la parole 4 minutes par rapporteur et à la suite de ces interventions nous aurons l'occasion encore d'échanger sur ce qui est remonté. Ne perdons pas de vue qu'à la suite de cet avant midi, on a un certain nombre de postures à garder, des trucs qu'on cherche, des offres, et on va profiter de l'heure du dîner (note : repas de midi), dans certains cas, pour ceux qui vont à l'ExplorCamp, pour continuer d'apprendre, échanger dans l'informel. On va continuer de naviguer sur ce qu'on aura entendu.


Parcours individuels et construction collective 1

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Mario Asselin : Alors on va débuter semble-t-il par la présentation de Christine Vaufrey qui était donc sur le thème "Parcours individuel et construction collective".


Christine Vaufrey : Nous rapportons à deux.


Kévin Rémy : Bien, dans notre workshop, il y a deux parties que nous avons dégagées. Une première parce que ça nous a sauté aux yeux et aux oreilles parce qu'il y avait nombre important d'interrogations par rapport à l'utilisation des TIC dans les processus de formation et notamment au niveau de l'individualisation.


Kévin Rémy : La première interrogation était, concernait les différents publics auxquels on peut-être confronté en formation, et on a ajouté entre parenthèses leur coût et leur maîtrise des TIC, comme on disait ce matin, entre la séparation qu'il y a entre les « digital migrants » et les « digital natives », dont nous faisons un peu plus partie, nous les formateurs, cette différence de public et on a notamment évoqué les problèmes qu'on pouvait éventuellement rencontrer, avec des publics dits « de bas niveau » avec le discours suivant qui est qu'on ne peut pas augmenter l'appétence, l'appétit de ces apprenants-là en utilisant uniquement les TIC, que ça ne changeait pas forcément les choses. Donc il y a eu confrontation entre divers intervenants qui pour certains allaient dans ce sens et pour d'autres qui avec un retour d'expérience disaient non, des apprenants de faible niveau peuvent très bien s'en sortir, avec un exemple qu'on reprendra sur un étudiant doctorant qui ne sait pas forcément lui, au niveau de l'utilisation de l'outil, ne sait pas se débrouiller et que des apprenants de faible niveau y arriveront mieux.

On a aussi discuté au niveau de la maîtrise des formateurs et surtout au niveau des changements dans le métier de formateur, et qui pouvaient impliquer ces nouvelles technologies. Des résistances souvent, car on est peu ou pas formé, et donc des résistances à se lancer, utiliser l'outil, on est aussi arrivé sur la fin sur le fait que peut-être il y avait des processus de formation des formateurs à mettre en place, mais que aussi on ne devait pas forcément se borner ou obliger les autres, les formateurs réticents, à aller vers l'utilisation de ces outils. Tout comme c'est valable pour le public.

Des interrogations aussi pour savoir comment on pouvait organiser les contenus quand on utilise les TIC en formation, est ce que on va reprendre son cours magistral comme on faisait à l'ancienne et qu'on va le plaquer sur internet. Comment on organise les choses pour toujours aussi impulser de l'envie auprès de l'apprenant.

Quels contenus sont pertinents du coup, on avait l'exemple d'un personne qui disait « il y a énormément de contenu, beaucoup de jeunes utilisent Internet et vont vers des sites où ils ont des vidéos etc. » et que quand nous formateurs on essaye de mettre en place des dispositifs de formation avec les TIC au final on a souvent des choses un peu statiques et qui pas forcément ressemblent à ce qu'ils peuvent consulter en temps normal. Ça ne plaira pas à Christophe Batier, parce que, pour notre part, à l'ADEA, avec la plateforme de formation qu'on utilise, on arrive à se rapprocher de ces fonctionnements-là : wiki, vidéos en ligne etc.

Aussi, par rapport à cette question, on se demandait, le risque n'est il pas de trop guider les apprenants et d'arriver à ce qu'ils arrivent aux sources qu'on aura sélectionnées du coup, sans avoir de démarche active dans l'apprentissage, et à trouver leurs propres sources à eux.

Et ensuite, une dernière interrogation : apprendre les TIC ou apprendre avec les TIC ? Donc là, on s'aperçoit que finalement les TIC peuvent devenir eux-même une matière à part entière vu qu’ils ne pas encore maîtrisés par tout le monde, public et formateurs. Donc il y a l'apprentissage des TIC et ensuite la problématique pour pouvoir les utiliser dans le processus d'apprentissage.


Christine Vaufrey : Alors après, sur la base de ces interrogations en deuxième partie on a fait, on a émis, un certain nombre de constats, on a beaucoup débattu autour de la notion "d'apprendre à apprendre" avec le constat que les compétences de base qui permettent de s’orienter, de trouver sa voie, de trouver son parcours de façon autonome, ne relèvent pas du tout des TIC mais plutôt d’une démarche expérimentale qui a tendance à disparaître dans les enseignements initiaux et donc est-ce qu’il ne faudrait pas renforcer cet aspect-là qui du coup permettrait aux apprenants d’être beaucoup plus en autonomie.

Deuxième constat, il est impératif de lier l’apprentissage à la pratique, tout ce qu’on a vu comme exemples de bonnes pratiques liait une phase d’utilisation des TIC et d’apprentissage en autonomie grâce aux outils numériques avec de l’expérimentation en situation réelle. c’est-à-dire que les TIC ne sont pas une petite bulle coupée de la vie mais il doit bien y avoir des aller et retour entre l’expérimentation de la personne en situation d’apprentissage à ce moment-là et la formalisation au travers des TIC.

On a constaté aussi le danger des certifications, certes intéressantes pour attester d’un niveau, mais qui peuvent vite devenir un objectif en soi, et non pas la conclusion d’un parcours. Et là on a beaucoup insisté sur la notion de temps, qui dit parcours dit déplacement dans l’espace et dans le temps et sur le coté extrêmement contraignant des parcours en temps limité et surtout le même temps pour tout le monde et les histoires d’unités capitalisables valables plusieurs années etc, qui n’empêchent pas l’obtention de diplôme ou l’exercice de métiers, pourraient être là reprises dans tout ce qui est certifications à l’usage des TIC.

Enfin, on a travaillé sur les moyens de l’individualisation, avec une forte majorité de praticiens dans la salle, on a constaté que nous avions peu de moyens pour individualiser nos formations, la possibilité éventuellement d’ajouter un ou deux modules à l’option, mais très peu de temps à consacrer au tutorat, par exemple, mais malgré tout des parcours extrêmement linéaires, on donne peu la main aux apprenants, ce qui nous semble un gros défaut. On en a parlé ici avec quelqu’un qui travaille à la région donc c’était intéressant, parce qu’on est à peu près tous peu ou prou financés par la Région.

La nécessité impérative du travail collaboratif à tous les niveaux, c’est-à-dire autant les apprenants que les formateurs, mais aussi tous les acteurs de la formation.

Et plusieurs participants ont mis l’accent sur l’intérêt des communautés FormaVia, qui justement permettent de se rencontrer entre personnes, qui ne sont pas les mêmes, mais qui ont un intérêt commun en dépit de postes différents.

Et enfin, c’est un truisme, mais la nécessité de ne pas réinventer la roue, c’est-à-dire qu’il existe des dispositifs de personnalisation, d’individualisation extrêmement performants, on a notamment cité le cas des APP, ateliers pédagogiques personnalisés, qui sont en grand danger de disparition, aujourd’hui en France, par manque de financement, alors que depuis trente ans qu’ils existent, ce sont des exemples parfaits de parcours individuels et de renforcement de l’autonomie de l’apprenant. Donc pourquoi vouloir réinventer quelques chose ou s’interroger sur quelque chose qui existe déjà.

Voilà l’état de nos cogitations pendant cette heure.


Formation et emploi durable

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Jacques-François Marchandise : On passe tout de suite la parole à un deuxième atelier dont je crois comprendre que c’est « Formation et emploi durable » avec François Duport. J’en profite pour saluer le rapporteur François Duport qui est l’architecte de cette journée aux côtés de Christian Biral. 4 minutes pour rapporter.


François Duport : Je vais être très rapide. Un premier constat, c’est qu’il y avait vraiment des gens très différents dans la salle, comme quoi le thème du développement durable intéresse beaucoup de gens, parce qu’il y avait des chefs d’entreprise, des acteurs de branche, d’organismes de formation, d’acteurs de l’éducation nationale. Il y avait une personne du Pôle Numérique Rhône-Alpes, bref, on avait des vocabulaires assez différents, et il y avait deux ou trois constats qui étaient assez intéressants, c’est grosso modo, et ça a été dit ce matin, les TIC comme le développement durable, c’est des notions transverses et pas un objet en soi, sauf pour les spécialistes, donc ça ne concerne qu’une petite minorité.

Deuxième constat, il y a un besoin de mutualisation et de veille commune, c’est-à-dire qu’il ne faut pas se limiter à travailler chacun de son côté, et de ne pas réinventer la roue, mais justement de faire une veille commune.

Le troisième constat c’est qu’il y a un besoin de formation continue des formateurs, mais ce qui était dit c’était plutôt « est ce que les formateurs ne devraient pas aller en entreprise une fois de temps en temps » pour se reconnecter à la réalité du chef d’entreprise ou du salarié etc. et ça renvoie à la démarche qui était proposée en slide 2, c’est prendre en compte les besoins du terrain, avant de faire une offre, c’est-à-dire que la notion d’offre sur catalogue a de plus en plus de mal à accrocher aux besoins des utilisateurs, et tout ça, ça nécessite la mise en place d’un nouveau modèle économique ou de nouveaux modèle économiques avec des éléments qu’on sent émerger un peu partout, comme le besoin de mise en réseau des acteurs, pas uniquement des formateurs ou des organismes de formation mais des acteurs au sens large qui sont intéressés autour d’un projet commun, donc l’obligation d’expérimenter et de travailler en mode projet, de l’obligation de fonctionner en système ouvert plutôt qu’en système fermé, et de l’enrichissement collectif, de l’obligation d’être en co-construction.

Et pour finir, l’exemple de Sesamath qui était là ce matin et que je trouve remarquable, je ne sais pas si vous connaissez cette association, ils ont développé, ce sont des profs de maths à l’éducation nationale, des manuels scolaires qui vont de la 6e à la 3e, avec des ressources open source, c’est-à-dire libres d’accès, c’est un système vraiment ouvert, et puis de fil en aiguille, ils ont décidé de développer des manuels scolaires, et ces manuels scolaires coûtent moins cher que les manuels scolaires traditionnels, ça m’a l’air d’être du développement durable dans ce que j’entends. Et il ont pris des parts de marché relativement importantes, je crois qu’il y a 10% de parts de marché pour certaines années, ce qui veut dire que c’est un système «  rentable », et le nombre de ressources pédagogiques augmente ce qui permet l’individualisation des parcours, donc c’est un peu « on boucle la boucle ». Et donc, peut-être aurions nous intérêt à inventer des nouveaux modèles économiques avec des nouveaux partenaires ou de construire de nouvelles solutions avec nos partenaires existants parce que c’est une des clés pour l’emploi durable, ce qui sera le thème abordé cette après midi. Je vous remercie de m’avoir écouté aussi attentivement et on se retrouvera entre midi et deux de façon plus informelle.


Jacques-François Marchandise : merci François et désolé pour la frustration du temps réduit.


Territoires en réseaux

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Jacques-François Marchandise : Troisième atelier, il s’agit probablement de « Territoires en réseaux »


Stéphane Vincent : C’est bien cela. Dans cet atelier, on est partis de l’hypothèse que l’irruption de l’Internet et des TIC dans la formation, c’était pas qu’un vulgaire outil en plus, ça ne nous échappe pas, mais que c’était un véritable sujet de transformation. Ça a changé le rôle des acteurs, d’un certain nombre de protagonistes sur le territoire. On a essayé de regarder point par point ce que ça avait changé chez les acteurs, on a pas eu le temps et il nous manquait sûrement des protagonistes sur le territoire, comme les missions locales, ou d’autres acteurs comme les pôles emploi, ex-ANPE, mais on a commencé à le faire.

Donc, l’Internet et les TIC, leviers de transformation majeurs dans les questions de formation et, on va dire, d’emploi. Des choses qu’on a déjà dites aujourd’hui, mais qu’on a un peu repris dans le détail, évidemment qu’on est passés de modèles verticaux à des modèles horizontaux, alors les gens ont employé des expressions très précises là dessus. On a parlé « éducation populaire », globalement le modèle de Grigny par exemple, est un modèle qui n’est pas dans les canons habituels de la formation mais qui est un modèle basé sur l’éducation populaire. On a employé des expressions comme « rendre les gens autonomes » et j’ai entendu dire que cela avait été dit à l’atelier précédent, c’est-à-dire ne pas les enfermer dans les offres, ne pas leur offrir des offres de formation fermées, mais rendre les gens capables de se débrouiller tout seuls. Un peu la fin de l’expertise à l’ancienne avec des experts qui parlent à des gens qui doivent écouter.

On a parlé « apprentissage collectif », on a dit des gros mots comme « innovation sociale », on a parlé de partir des pratiques des gens et ne pas chercher à plaquer des approches toutes faites, et je m’apercevais qu’on préférait parler de partir des pratiques des gens que de dire « les jeunes », « les personnes âgées » etc, mais partir de la façon dont les gens fonctionnaient et dont on pouvait les rendre plus autonomes.

C’était aussi aller là où les gens sont, [Jacques Houdremont de la M@ison de] Grigny nous expliquait dans quelle mesure il allait dans les appartements faire de l’apprentissage aux nouvelles technologies, donc aller vraiment où les gens sont et ne pas espérer les faire venir dans un haut lieu.

On a évoqué l’idée que le métiers, les postures avaient changé mais un peu sous la contrainte car dans le cadre institutionnel il y a des codes, il y a une culture, des formes, des réglementations, quelqu’un nous disait par exemple que la formation à distance c’était pas reconnu par le face à face dans le profil de poste, je crois que la personne est obligée de travailler gratuitement quasiment quand elle enseignait sur le mode de la formation à distance.


Des acteurs et des cultures mobiles contre des acteurs qui étaient eux plus rigides et plus institutionnels.


On a regardé quand est-ce que ça avait échoué, ça s’est planté quand on a utilisé les TIC sans y associer un projet pédagogique, ou bien en y associant le même projet pédagogique qu’il y a dix ans. Donc on avait pas changé le « système d’exploitation » si j’ose cette métaphore. Et ça a réussi en revanche quand on avait travaillé sur les pratiques des gens, quelqu’un a cité l’exemple de l’utilisation de la Wii dans des pratiques d’animation, dans des cours. Ou bien quand on avait renversé le processus, qu’on était passé de la formation à l’apprentissage, quand on avait été là où les gens sont etc.. Au fond, la piste qui ressortait le plus fort vers la fin, on s’est aperçu que dans tout ça, les espaces numériques avaient un rôle quand même particulier, il nous a été un peu confirmé que, notamment sur la recherche d’emploi et de formation, les espaces numériques avaient vu venir tous les acteurs qu’on ne savait plus renseigner dans d’autres pôles plus institutionnels, les ANPE ont du mal à maîtriser les questions d’Internet et hop ! elles envoient dans les espaces numériques, et au fond, on est aboutis à ce qu’il y avait, et je pense que ça peut parler aux acteurs de la région Rhône-Alpes et du service public de la formation, il y a un vrai un vrai rôle du service public dans l’accompagnement à la formation et à l’emploi et il y a là un vrai sujet.

Ils ne sont pas des auxiliaires marginaux de ces questions, c’est eux qui voient aujourd’hui se transformer les questions de formation et d’orientation à la formation et ils se décrivent comme un service public, donc là il y a bien un sujet, une piste intéressante à intégrer.


Jacques-François Marchandise : Merci Stéphane.


Handicap et TIC

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Jacques-François Marchandise : C'est le 4e et avant dernier atelier puisque le premier était découpé en deux donc nous en aurons un cinquième et donc je crois que le 4e c'est handicap et TIC.


Joël Dumontet : l'atelier consistait à porter un regard sur en quoi les TIC pouvaient être des leviers et en quoi c'était des leviers pour les personnes en situation de handicap.

Alors, un préalable qui était posé à travers les échanges, a été de dire que la question des handicaps est transversale à l'ensemble des thèmes de la journée et il s'agissait en aucune manière de stigmatiser une fois de plus, mais par contre porter un regard sur la spécificité de la situation de handicap par rapport aux TIC, c'était permettre de voir en quoi elle avait permis de faire évoluer la situation des personnes, par rapport à la question de la formation notamment.

Alors, un des enjeux des TIC c'était de voir si des personnes qui n'accédaient pas jusqu'à maintenant à la formation, y accédaient à travers les TIC et plus globalement les nouvelles modalités de formation, un terme très générique, mais disons "activités ouvertes " et "à distance". Alors, bien évidement je crois que nous sommes dans une logique du "et" et non pas du "ou" dans le sens où c'est bien ou c'est pas bien, on voit que il y a des atouts dans les TIC, à travers les échanges, ce matin dans l'atelier il y avait une grande diversité de situations. Ce qu'on peut dire quand même et devant cette assemblée, c'est qu'il y avait la représentation du dispositif de droit commun, largement cité, et également la représentation du dispositif spécialisé d'orientation et de formation des personnes en situation de handicap à travers les CRP.

Ce qu'on voit c'est que les TIC sont présentes dans toutes les étapes de l'orientation, de la démarche de projet, de la mise à niveau, de la préparatoire, de la formation professionnelle, mais également aussi présente dans les structures pour enfant et adolescent, avec des finalités probablement différentes, je le dirai rapidement tout à l'heure.

Ce qu'on voit c'est sur les TIC comme possibilités d'adaptation des contenus, quand on parle de contenu, on parle de démarche et pas uniquement de contenu technique mais que ça permet de rendre possible des parcours où il y a alternance de situation à domicile pour des personnes fatigables, de situations dans des centres de formation, des situations dans des entreprisestout ça peut être beaucoup plus aujourd'hui articulé, à condition que il y ait une logique de management de ces parcours avec des postures de formateurs qui deviennent vraiment des accompagnateurs des parcours.

C'est aussi un moyen de développement des compétences, il était dit, et c'est important, que pour des jeunes notamment avec des déficiences mentales ces outils étaient jusqu'à maintenant complètement exclus de leur quotidien et que petit à petit apparaissent des pratiques alors qui sont très, très loin de celles des personnes qui utilisent avec d'autres types de handicap mais que ça devient d'être un moyen d'être « avec » et « comme » les autres.

C'est aussi un moyen pour des situations de handicap plus psychiques dans un premier temps de faciliter l'accès à la "sociabilisation", en tout cas ça fait du lien mais on verra qu'effectivement dans les obstacles il y a à gérer ce lien pour ne pas que cela devienne aussi exclusif.

On l'a dit, les obstacles, besoin d'accompagnement, prendre en compte les ruptures, ce que nous nous avons pu mettre en perspective, c'est que les TIC ont permis un énorme progrès dans les modalités pédagogiques par contre restent aujourd'hui les limites dans la juxtaposition des dispositifs et les statuts des stagiaires et des bénéficiaires qui ne permettent pas d'aller aussi loin que les technologies et les nouvelles mises en œuvres le permettraient.

Voilà, et puis on a évoqué les risques d'exclusion, compétences cognitives c'était un des aspects en disant aujourd'hui, pour les formateurs au sens large, il y a à travailler sur la dimension cognitive, ce qui se passe quand même dans ces nouvelles modalités c'est un nouveau rapport dans les modalités pédagogiques et que peut-être des formations nouvelles, pas nouvelles mais peut-être à privilégier, sont à mettre en place autour des techniques d'explicitation et puis également du développement cognitif de comment ça fonctionne pour servir cette nouvelle modalité.


Jacques-François Marchandise : C'est fini, et merci à vous pour cet exercice précipité, on voit que ce sujet est extrêmement complexe.


Parcours individuels et construction collective

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Jacques-François Marchandise : Deuxième bloc de l’individualisation. Vous étiez nombreux dans les ateliers, donc celui-là a dû être dédoublé


Nadia Benbouya : C’est un atelier qui était subdivisé, alors je vais essayer de vous exposer les conclusions auxquelles nous sommes parvenus.

Au delà des questions sémantiques, on s’est beaucoup intéressés aux notions de compétence, à la notion d’amélioration des pratiques, et aux espaces ressources. A partir de là, on a dégagé six pistes, six éléments de réflexion. Le premier, je vais beaucoup m’appuyer sur les diapositives parce ce que ça va m’aider, c’était assez riche.

Donc le premier élément, on l’a intitulé « vers un passeport numérique régional », on s’est intéressés comme je vous l’avais dit à la notion de compétences, et on s’est dit que finalement, est-ce qu’il n’était pas intéressant de mettre en œuvre une certification régionale, parce que ça peut être fait à d’autres niveaux, de compétences numériques, on s’est appuyés sur des exemples qui ont pu être exposés par certains et notamment le « team pass » qui est développé en Nord pas de Calais et puis également d’autres dispositifs, en région Midi Pyrénées je crois.

Par rapport à ça, il fallait s’intéresser aux questions de formation des formateurs, à la notion de financement des actions de formation pour ce qui pourrait être un passeport de compétences, et en même temps comme on était très sensibles à cette notion de partage, de communautés, on a vu qu’il serait intéressant de mutualiser les pratiques, et pourquoi pas dans le cadre qui nous réunis ici, FormaVia. Donc ça c’était la première piste.

Une deuxième piste a émergé sur cette notion de mutualisation des pratiques, l’idée était peut-être de mettre en place un dispositif de veille d’information parce qu’on s’est rendus compte qu’il y a avait énormément d’informations éparses qu’il fallait pouvoir « butiner » pour reprendre un terme approprié quand on parle de web. Il y avait toutes ces informations éparses et il n’y avait pas forcément un lieu pour retrouver ces notions qui allaient nous permettre à nous, formateurs et acteurs de la formation, de faire une veille efficace. A partir de cela, on s’est interrogés sur peut-être la possibilité de mettre en place une sorte de « web social » de type facebook ou buddypress, pour ceux qui connaissent.

La troisième piste, c’est l'évolution des organisations, on a voulu mettre ça en perspective avec aussi les entreprises, parce que les personnes que l’on forme sont des salariés ou vont être des salariés, et on s’est dit qu’il serait important encore une fois de le prendre en compte dans les parcours de formation, l’acquisition de compétences transverses en terme d’organisation avec le numérique. En fait, pour expliciter ce slide qui me semble complexe en le relisant, forcément lorsque l’on forme aux compétences liées aux TIC, ça allait impacter les organisations quelles qu’elles soient, et notamment les organisations professionnelles, les entreprises, et qu’il fallait arriver à faire une passerelle, et à s’intéresser aussi aux entreprises, pour qu’elles mettent en place à la même vitesse, en quelque sorte, que les apprenants que l’on forme, les « petites révolutions » dans le quotidien des espaces numériques.

La quatrième proposition, « échanger la formation ». Ici, c’était voir comment on pouvait diffuser l’information sur les espaces publics numériques, qui soient utilisables par les apprenants et les organismes de formation, diffuser aux établissements publics numériques la liste des organismes de formation offrant des certifications, on voulait travailler sur ces deux leviers, ces deux niveaux. D’un côté, les apprenants, de l’autre côté, les EPN, pour voir comment on pouvait enrichir cette collaboration dans la diffusion de la communication ou de la connaissance des uns et des autres, donc plutôt autour d’un partenariat resserré.

La cinquième et avant dernière piste, on l’a intitulée « connecter les apprenants », c’est quelques chose qui peut être mis en perspective avec le thème du développement durable, qui était un des autres ateliers. On s’est dit que même si ceci peut être fait à destination des associations, on pourrait peut-être envisager la manière de recycler les parcs informatiques des entreprises, pour les proposer aux apprenants qui seraient intégrés dans des dispositifs de formation, c’est ce qu’on a pu synthétiser par cette formule « dynamiser une filière de recyclage régionale ».

Et puis le dernier point, qui est l’articulation des environnements numériques de travail, qui accompagnaient l’articulation de l’espace numérique de travail de la région, en anticipant la formation des parents, évolution de la parentalité face à l’usage numérique des jeunes. C’est quelque chose qui tenait à cœur de beaucoup de personnes qui participaient à mon atelier, parce qu’on s’est posé la question de la culture numérique, et de la fracture numérique qu’il pouvait y avoir entre ceux que vous avez appelés les « digital natives » et puis les parents, les grands-parents, qui eux n’ont pas forcément cette culture. Et puis, dans cette notion de culture numérique, je crois que c’est une préoccupation qui était assez centrale, on ne voulait pas forcément dire que le numérique c’est un savoir-faire, le numérique c’est aussi d’autres éléments qui entrent dans la définition de la compétence, que ce soit des savoir-être, que ce soit du comportement, en tout cas c’est une habilité qui est beaucoup plus générale et que cette habileté elle doit être commune et partagée au travers d’une « génération » éducative, en tout cas que les parents et la famille restent des acteurs de l’éducation et qu’il faut aussi penser à eux dans cette articulation des environnements numériques de travail, ce sont aussi des acteurs.

Voilà, c’est fini, merci


Jacques-François Marchandise : Merci, vous voyez qu’on arrive à la fin de cette série de restitutions, vous voyez qu’il y avait eu du monde dans tous les ateliers.


Conclusion restitutions matin

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Jacques-François Marchandise : Pour ceux qui ne vont pas pouvoir être là cet après midi, pensez bien à la fiche d’évaluation dans vos dossiers. D’autre part, on ne va pas tarder à se quitter pour se rendre au buffet. Quand on reviendra, on reviendra non pas en plénière mais directement en ExplorCamp ou en atelier. Voilà pour les petites annonces de service.


Mario Asselin : On a beaucoup insisté dans le partage des projets, on a 10 projets qui nous ont été présentés (note : voir la Tribune des projets), innovants par les usages, donc on a vu des usages, et c’est intéressant qu’on peut être en train de basculer, en train de passer des innovations par les usages, des innovations par le discours, où on entendait, où on assistait, où on lisait des trucs un peu théoriques et là maintenant, on est dans l’action, et ça entraîne du bruit et du signal.

Je remarquais moi-même ce matin combien on a pris beaucoup de temps à s’amorcer, c’était nécessaire : il fallait se présenter, quand on arrive dans une communauté, on se présente, et en amont, on aurait pu se servir davantage du wiki pour se présenter, pour expliquer chacun où l’on en est, et quelle est sa posture, il y avait un endroit avec une liste des participants, on pouvait cliquer sur chaque nom et aurait pu mieux travailler dans ce sens-là. Dans les usages, c’est normal d’avoir à recadrer notre pratique, et la formule BarCamp, on vit pas ça toutes les semaines, et doit apprendre à profiter, en amont, du moment où l’on est pas en présence des autres pour bien travailler, profiter pleinement du moment ou l’on est 175, 200, ensembles, et voir après comment c’est possible de continuer à travailler ensemble, parce qu’on a pas voulu faire naître cette activité là aujourd’hui pour qu’elle meurt en fin de journée.

Je sens qu’il y a là un monsieur qui veut intervenir, vous avez un bulletin de nouvelles à nous lire ?


(Note : la partie qui suit n’était pas toujours correctement audible)


  • Clown 1, gilet rouge : inaudible
  • Clown 2, gilet noir : Vous avez eu mon message ?
  • Clown 1 : A l’instant monsieur.
  • Clown 2 : Voyons, un feutre pour paper board ?
  • Clown 1 : Non merci, monsieur.
  • Clown 2 : On me dit qu’il y aurait une petite crise à la formation ?
  • Clown 1 : Oui, je crois que c’est le mot juste
  • Clown 2 : Mais qu’est ce qui se passe ?
  • Clown 1 : Et bien, je ne sais pas trop comment vous expliquer ça monsieur Fixe
  • Clown 2 : Voyons …, allez y, si je ne sais pas ce qui se passe, comment voulez vous que j’arrange les choses ?
  • Clown 1 : Et bien, voilà, c’est simplement que nos apprenants, disons qu’ils semblent avoir pris certaines de nos formations en grippe.
  • Clown 2 : En grippe ?
  • Clown 1 : On dirait qu’ils en sont presque dégoûtés.
  • Clown 2 : Dégoûtés ? Mais nous avons la réputation de produire les meilleurs parcours de formation de notre pays, nos formateurs sont les mieux payés de toute la région, notre pédagogie est la plus pertinente de la formation, jamais deux fois le même contenu, et nous avons des salles de travaux pratiquement au centre de la formation, même. Et nous avons une salle de repos pour les participants sans parler de notre salle de musique, et vous me dites qu’ils ne sont pas contents ?
  • Clown 1 : Oh, les stagiaires vous sont très reconnaissants pour tous ces avantages monsieur (faisant la révérence). Ce sont nos formations qui ne leurs plaisent pas.
  • Clown 2 : Mais elles sont superbes, nos formations. Mais enfin, j’ai passé ma vie entière dans la partie, et avec des formations aussi superbes que celles ci, et bien je n’en ai absolument jamais vues.
  • Clown 1 : Et pourtant c’est comme ça monsieur.
  • Clown 2 : Et dites moi ce qui leur plait pas.
  • Clown 1 : Les formations en présentiel par exemple.
  • Clown 2 : Les formations en présentiel ? Mais qu’est ce qu’elles ont mes formations en présentiel ?
  • Clown 1 : J’ai l’impression qu’elles les agacent.
  • Clown 2 : Ah, mais qu’est ce qu’elles peuvent bien avoir qui les agacent ?
  • Clown 1 : C’est peut-être leur inadaptation
  • Clown 2 : (Rire) Quoi ? Mais mes formations en présentiel, c’est de la perfection..
  • Clown 1 : En tout cas, ils ne veulent plus y rentrer.
  • Clown 2 : Je suis confondu
  • Clown 1 : Et il n’y a pas que les formations en présentiel, monsieur
  • Clown 2 : Quoi d’autre ?
  • Clown 1 : Il y a les diaporamas rétro projetés sur les murs.
  • Clown 2 : Les diaporamas rétro projetés sur les murs ? Mais où est ce que vous irez trouver le plus beau diaporama ?
  • Clown 1 : Il y a diaporama et diaporama monsieur
  • Clown 2 : Oui, il y a diaporama et diaporama, mais quand même, ou est ce que vous irez trouver le plus beau diaporama rétro projeté sur les murs ?
  • Clown 1 : En fait, ils ne veulent plus les regarder
  • Clown 2 : C’est bouleversant, bouleversant, quoi d’autre ? Allons n’essayez pas de me cacher la vérité
  • Clown 1 : Et bien je suis très navré de vous le dire monsieur, mais ils sont très remontés contre nos modules en séquentiel
  • Clown 2 : Nos modules séquentiels ? Mais c’est parfaitement ridicule! Qu’est ce qu’ils trouvent à redire à nos modules séquentiels ?
  • Clown 1 : Tout ce que je sais c’est que ces modules provoquent une vague d’agitation, et je ne dis rien de la documentation stagiaire..
  • Clown 2 : Hein ?
  • Clown 1 : et la .. dont ils ne peuvent parler sans frissonner : le paper board à feutre usagé
  • Clown 2 : Non, pas le paper board à feutre usagé.. on utilise pas de paper board à feutre usagé !
  • Clown 1 : Ils ne peuvent plus l’avaler je vous dit..
  • Clown 2 : Ah bon, mais ils ne méprisent pas mes jolis petits centres de formation ?
  • Clown 1 : Ils les abominent vos jolis petits centres de formation, ils les vomissent, ni vos salles programmable, ni vos vacations minutées, ni vos pauses en salle de repos, ni vos appels en début de formation, ni vos salle inaccessibles en fauteuil roulant..
  • Clown 2 : Non mais pas les cessions d’arrêt de programmation ?
  • Clown 1 : Si, et celles sans programmation
  • Clown 2 : Les cessions avec et sans programmation ?
  • Clown 1 : Avec programmation !
  • Clown 2 : Et sans programmation !
  • Clown 1 : Avec et sans programmation ?
  • Clown 2 : Avec et sans programmation !
  • Clown 1 : Mais alors dites moi, qu’est ce qu’ils veulent faire à la place de tout cela ?
  • Clown 2 : Ils veulent être acteurs de leur parcours de programmation, en utilisant les nouvelles technologies de formation ouvertes à distance..

(Départ des Clowns et applaudissements)


Les Ateliers de l'après-midi


Introduction restitutions après-midi

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvj3_7-introduction-restitution-pm_news


Mario Asselin : On va re-débuter notre séance plénière, il s’est passé un truc, avant midi, quand on était ensemble, avec une petite saynète, je redemanderai aux protagonistes de venir devant, je peux pas laisser passer ce que j’ai vu. Qui m’a.. trituré, c’est pire qu’interpellé, voire même choqué.

Si je vous demandais mes amis, en bon anglais de « rewinder » ce que vous avez fait, de reprendre place et de nous refaire en « fast forward », donc « avancée rapide », ce qui s’est passé.


(Les clowns miment. Le clown 2 (gilet rouge) salue l’autre, montre le retrouver sur l’estrade, suit le clown 1 (gilet noir), prends la place ou le clown 1 était assis initialement. Le clown 1 descend de l’estrade, longe la tribune, avant de se retrouver tétanisé devant. Fin.)


Mario Asselin : Merci. Suis-je le seul à être choqué de la façon dont ça s’est terminé ? Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il a vu ? On parle d’un moment où on a une allusion au fait que la pédagogie magistrale serait dominante, où il y a quelqu’un sur une estrade qui parle à un autre, et on termine sur les rôles qui sont complètement inversés. Moi l’effet que ça m’a donné, c’est comme si le pendule était allé à l’autre bout. Non ? Est ce que c’est sain en pédagogie que le pendule s’en aille à l’autre bout complètement? Est-ce que le fait de devoir expliquer des choses, est-ce que le fait de devoir parler à des gens qui écoutent c’est.. faut plus, faut plus (en mimant un mouvement de pendule) ? Tout le monde est d’accord avec ça, qu’il faut que ça bascule à ce point-là ? Hein quand même.. sauvez moi !


(Note : Une intervention inaudible – à compléter si vous avez plus d'informations)


Mario Asselin : Oui, mais on n’est pas obligé d’accepter le scénario, on a le droit de réagir ! Faut pas laisser se faire, même si ce sont des clowns ! Faut pas laisser passer des choses comme ça. Merci.


Jacques-François Marchandise : Alors, ce sont des clowns mais on a bien compris qu’il y a eu ce choc de modèles qui s’est passé au fil de la journée et nous à la FING on dit parfois « qu’est ce qui se passe quand le 2.0 rencontre le 1.0 ? ». En langage du web et des TIC, le 2.0 c’est le web social autrement dit le web qui s’appuie beaucoup sur ses usagers, et le 1.0 c’est sous entendu « la communication descendante », celle qu’on a connue dans les versions d’avant et aujourd’hui, est-ce qu’on veut substituer l’un par l’autre. Est-ce que ce que tu viens de nous raconter, Mario, tu viens de nous faire la restauration et après la révolution et l’empire ou alors est-ce qu’au contraire c’était plutôt le sens de ton propos, tu essayes de dire « passer de tout l’un à tout l’autre » ?


Mario Asselin : Honnêtement, je voulais surtout vérifier si j’étais seul dans mon cas, je suis prêt à admettre n’importe quelle réalité mais je tenais à vous faire partager que ça m’avais frappé.


Jacques-François Marchandise : En tout cas, on le gardera comme l’un des enseignements de cette journée.


Après-midi - Parcours individuels et construction collective 1

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvnu_8-parcours-individuels-et-construct_news


Jacques-François Marchandise : les courageux rapporteurs vont faire l’exercice de synthèse de leurs ateliers, et donc je vais tout de suite passer la parole à Christine ;


Christine Vaufrey : Alors, nous avons travaillé sur « outils et stratégies pour la personnalisation des parcours », donc sur des éléments extrêmement concrets à partir des expériences des participants à l’atelier.

Il faut préciser au départ que l’on a travaillé uniquement sur des formations cadrées, distribuées par des organismes de formation, et pas sur de l’auto-formation individuelle.

On a vu quatre dispositifs et outils pour l’individualisation, du moins tels qu’ils étaient utilisés par les participants.

On a vu l’utilisation des blogs, blogs soutenus par un scénario pédagogique, c’est-à-dire qu’on est bien sur un outil de production de contenu par les apprenants. Mais ils construisent le contenu en fonction d’une scénarisation qui est faite antérieurement par le formateur. Ils ne partent pas, comme ça, dans la nature.

Ça induit des gros changements dans les pratiques du formateur, et il y a une rupture vis-à-vis de sa culture professionnelle, de faire travailler ses étudiants sur un blog. Parce qu’il y a une dimension de l’ordre du collaboratif, le blog prends son intérêt dans les commentaires aussi, et dans la co-construction des contenus. Et puis il y a une incertitude quand au résultat de la collaboration des étudiants. On peut même se tromper et ne pas aboutir au résultat, ce qui est peu habituel dans les pratiques enseignantes, que de se lancer dans quelque chose sans savoir où l’on va.

Et l’autre difficulté, c’était celle d’évaluer, quelle est, si on doit mettre une note, car on est dans un dispositif de formation évaluée, qu’est ce qui relève de l’individuel, qu’est ce qui relève du collectif, ça aussi ça pose plein de questions sur les pratiques et modes de raisonnement d’enseignement.

Deuxième type d’outils, le tutorat et l’accompagnement individuel, que grosso modo on a vu présent dans tous les dispositifs d’accompagnement à distance, qu’il s’agisse de formations intégralement à distance ou de formations hybrides.

Évidement, l’avantage du tutorat, c’est qu’il permet de sortir du cadre de la classe, du temps et de l’espace, ça permet de s’adapter au rythme de l’apprenant, ça personnalise la relation. Mais on a vu qu’il y avait une nécessité absolue de fixer un cadre à ce tutorat, des règles, les APP (note : atelier de pédagogie personnalisé) notamment ont beaucoup avancé sur cette question pour pas que ça parte dans une relation interpersonnelle permanente, quitte à transgresser ces règles et quelqu’un a mentionné avec justesse semble-t-il, que le tutorat c’est une facilité accordée à l’apprenant, c’est aussi une facilité accordée au tuteur, à l’enseignant. Il choisit lui-même de différer ou de donner une réponse immédiate, quand est-ce qu’il veut donner cette réponse, etc.

Bien entendu, on a parlé des architectures modulaires de formation, ça c’était quelque chose qui est extrêmement répandu et qui permet d’individualiser, c’est-à-dire qu’à partir d’un référentiel métier, des contenus sont déterminés, et il y a un positionnement initial de l’apprenant qui permet de définir son parcours, de l’enrichir ou de l’alléger en fonction de ses acquis antérieurs. La question reste posée de l’adaptation du parcours pendant qu’il est en train de se dérouler. Qu’est-ce qui se passe si on s’aperçoit, ou si l’apprenant s’aperçoit lui-même qu’il a besoin de renforcement sur tel ou tel point, est-ce que là il y a la réactivité suffisante du système pour lui apporter les apports voulus au moment voulu ?

Et enfin dernier type d’outil, ce sont les banques de ressources pédagogiques, et nous avons eu plusieurs témoignages d’utilisation dans le cadre de dispositifs hybrides, ou en parallèle, en complément du cours tel qu’il peut-être animé par un enseignant, les apprenants ont la possibilité d’approfondir leurs apprentissages, de les consolider sur un ordinateur avec des ressources qui sont là et dont la progression aura été scénarisée aussi par le formateur, parfois sur des dispositifs quasiment automatiques, qui du coup permet au formateur d’être physiquement présent en accompagnement des élèves les plus en difficultés. L’intérêt de ces banques de ressources est que l’ordinateur fait une partie du travail qui est la fonction forcément la plus intéressante du professeur et il est vraiment sûr de l’accompagnement individuel dans la salle.

Après l'exposé de ces quatre dispositifs et outils, on a noté un certain nombre de points sur lesquels il fallait rester vigilant et des constats, d’une part l’individualisation n’est pas l’isolement, toutes les expériences, tous les dispositifs présentés concilient très bien l’individualisation des parcours d’une part, et la construction collective d’autre part.

On apprend avec les autres, on n'apprend pas seul, on apprend à son rythme, à sa façon, mais pas seul. Et pour suivre ce type d’apprentissage il faut faire appel à des compétences transverses d’une part et nouvelles d’autre part. Par exemple, les pratiques réflexives qui permettent d’écrire sur ces expériences, d’écrire par rapport à ce qu’on produit les autres, ne sont pas acquises comme ça d’emblée, ça s’acquiert au fur et à mesure, et il est important de garder une certaine trace des outils construits collectivement. D’autres part, la création de contenu a fait apparaître la nécessité d’une compétence juridique sur l’utilisation des ressources, le droit à l’image etc, etc, qui étaient complètement absentes de l’enseignement classique.

Et enfin on a réalisé collectivement qu’on ne savait pas ce que les TIC apportaient à l’apprentissage, est-ce qu’on apprend mieux, il n’y a pas d’étude générale qui le dit. En revanche, chacun avait une réponse personnelle permettant de répondre par l’affirmative à cette question, en disant « dans mes pratiques à moi, oui, ça a amélioré les choses », dans la relation avec les apprenants, le respect des rythmes etc donc on n'a pas de réponse générale mais on a une multitude de réponses de terrain et c’est peut-être l’essentiel. Voilà.


Parcours individuels et construction collective 2

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvmp_9-parcours-individuels-et-construct_news


Claude Baudouin : Je me présente, Claude Baudouin, … directeur et directeur du CRDP de l’académie de Lyon.

On a essayé avec des diapos moins élaborées que l’atelier précédent, on verra que les idées se recoupent, de présenter de façon un petit peu « dual ».

Donc évidemment le couple individualisation/mutualisation, ça recoupe des idées que vous venez d’aborder.

D’un côté, on reprend des termes comme « individualisation », faire du « sur-mesure », de modulariser les parcours de formation, tout ce qui va au plus près de la personne et de ses besoins. Et d’autre part, tout ça ne peut être efficace que dans le cas d’une démarche coopérative, d’un relation partenariale et de l’articulation des espaces numériques de travail et des espaces publics numériques, ENT et EPN. Je crois que ce matin, ont dû vous être présentés des exemples d’ENT, avec le cybercollège 42 pour la Loire, ou bien laclasse.com pour le Rhône, me semble-t-il.

Nous on travaille beaucoup, nous les services rectoraux, avec les collectivités territoriales concernées, des chefs d’établissement, des corps d’inspection et ainsi de suite, on est attentifs à ce que ces ENT ne soient pas simplement des services distants d’accès à la ressources, mais qu’ils soient des espaces collaboratifs, dans lequel les élèves entre eux, les enseignants entre eux, les enseignants et les élèves, les parents d’élèves, les familles, les collectivités, les corps d’inspection,etc, tous ceux qui peuvent rentrer avec des jeux de droits divers dans ces espaces collaboratifs. De même l’année dernière lors d’un réunion dans une préfecture de région, on a vu qu’il y avait un champ immense, sans doute, à articuler, ces ENT qui sont plutôt en milieu formation initiale et les EPN, que les collectivités, que les associations, gèrent, mettent en œuvre, et il y a sans doutes là, à articuler. Donc on voit bien que l’individualisation, c’est l’objet de la 1ère diapositive, l’individualisation, la personnalisation, ne peuvent prendre sens que dans le cadre d’une démarche coopérative, par ailleurs c’est pour les formateurs eux-même, qu’on soit en formation initiale ou en formation continue, une petite révolution copernicienne, que d’avoir maintenant des réseaux de formateurs, initial et continu, qui travaillent grâce à ces espace publics numériques. On peut aussi parler d’espace collaboratif, de wiki, tout cela révolutionne la façon de travailler. Et aussi le rapport au savoir.

Deuxième diapo dual, là on a peut-être deux modèles, colonne de gauche, colonne de droite, deux modèles en tête qui sont bien prégnants dans beaucoup d’esprits, surtout le premier, c’est l’idée qu’on glisserait sensiblement ou insensiblement vers le tout-numérique et le tout-numérique en ligne. Et progressivement, on verrait disparaître tous les espace physiques, tous les formateurs bien physiques, on dématérialiserait la ressource. Et donc il y a une idée qui fait son chemin, qui est parfois soutenue pour des raisons de premier niveau économique je dirais.

L’autre idée qui a émergé de la part des membres de l’atelier, sachant que dans l’atelier il y avait du public, du privé, de la formation continue beaucoup, et de la formation initiale un petit peu, de secteurs professionnels, et l’une des intervenantes d’un GRETA a mis en avant en premier cette idée d’un centre de ressources.

Ça c’est une autre approche, c’est-à-dire l’idée de la diversification des supports, il y a plus de papiers, il y a des galettes numériques, il y a du « en ligne », il y a des lieux physiques, il y a du présentiel, donc une grande diversification de la ressource, ces centres de ressources devant être également des lieux de médiation.

On a pris des exemples sur ces lieux de ressources, il existait, nous a-t-on dit, un centre à Lyon qui était un lieu associatif, et qui était extrêmement ouvert, avec beaucoup de ressources à destination des formations continues, et qui a fermé (note : il s'agit de l'Espace Formateur). Et on a par ailleurs évidement parlé des ressources existant dans la région, des centres de documentation départementaux, les CDDP et autres CRDP avec des lieux de ressources, et il y a peut-être là une proposition à faire à la région, c’est-à-dire d’aider ce réseau de centres existants à s’adapter aux besoins de la formation continue, avec et sans les TIC.

Voilà, troisième piste, on a vraiment deux grandes catégories de public maintenant, les plus jeunes, les « digital natives », rappelons qu’en 2008 en France, c’était la première cession du diplôme nationale du brevet qui incluait l’informatique Internet, le B2I et que sont lancés également le B2I école, le B2I lycée et le C2I. Donc là, on a indéniablement des jeunes générations qui ont des compétences dans les TIC. Et puis, de l’autre côté, quelqu’un a dit « public sans étiquette », hors catégories bien repérée, qui ont besoin d’acquérir un certain nombre de compétences avec peut-être une distinction à faire sur les compétences aux TIC et les compétences par les TIC, je veux dire les compétences basiques qui permettent de se servir des outils informatiques Internet, et d’autre part, on veut se former aux profession de la santé, hôtellerie, restauration etc, métallurgie et on va utiliser des solutions logicielles donc, il y a la formation à ses technologies et par les technologies.

Dernière diapositives, à la question régions/secteurs, qu’est-ce qui pourrait relever de l’un ou de l’autre, et bien, indéniablement la région peut renforcer les compétences aux TIC et financer l’accompagnement, par contre les compétences par les TIC dans les secteurs professionnels, et dans le cadre d’un partenariat public/ privé, il semble que ce soit plus du domaine de ces secteurs.

Voilà, merci.


Formation et emploi durable

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvqq_10-formation-durable-pm_news


Jacques-François Marchandise : Continuons le cycle des restitutions avec Gilles Berhault.


Gilles Berhault : Merci. On a été mauvais élèves parce que c’est l’animateur qui fait la restitution, mais le contenu a été extrêmement riche et intéressant d’autant que ça a été très agréable car nous étions assez peu nombreux, sept ou huit.

En trois volets, premier volet « situation générale du changement de comportement », deuxième volet « état des lieux » et troisième volet « des propositions très précises ».

Sur cette première dimension, des changements de comportement dans le travail etc, notamment que la définition d’un emploi durable aujourd’hui est une succession d’emplois, qu’on pourra avoir plusieurs emplois en même temps, ce qui est souvent le cas, qu’il y a une dimension de travail à distance, y compris avec du télétravail de chez soi ou dans des lieux intermédiaires, parce qu’on est évidement souvent en télétravail à l’intérieur d’une entreprise ou même d’une organisation, que aujourd’hui de plus en plus s’impose cette question de formation tout au long de la vie, dont une partie à distance, en autogestion, ce qui pose le problème des analphabètes, on en est quand même à trois millions en France, et notamment un point extrêmement particulier : ceux qui deviennent analphabètes, c’est pas parce qu’on sait lire en sortant de l’école qu’on sait encore parfaitement lire quelques années après et ça pose évidemment beaucoup de soucis, d’autant que 57% de ces trois millions de personnes sont aujourd’hui en entreprise.

La question fondamentale aussi du progrès personnel, qui concerne autant la vie professionnelle que la vie personnelle, quand on apprend à utiliser un wiki, un facebook etc, c’est autant pour organiser ses vacances, gérer son propre réseau, que pour mieux travailler ou travailler différemment etc, donc ça pose réellement la question de qui finance quelle formation dans quel contexte etc.

Ensuite, sur un état des lieux extrêmement concret, quelques réactions. D’abord il faut faire très, très attention, on suppose qu’aujourd’hui quelqu’un qui travaille pour une organisation, dans du tertiaire, y compris dans un conseil régional sait utiliser un ordinateur. C’est pas forcément vrai, on a rencontré un cas extrêmement précis de deux personnes qui avaient été embauchées pour une mission dans un service d’une région et personne n’avait vérifié qu’elles savaient se servir d’un ordinateur. Donc on a une grande prudence à avoir sur les a priori.

La notion aussi des TIC qui peuvent tout simplifier mais qui peuvent aussi tout compliquer. Attention aussi aux formations qui peuvent précéder des besoins réels, concrets, des entreprises, sachant qu’il y a une vraie difficulté en face qui est celle de l’anticipation, c’est-à-dire qu’à la fois il faut des formations qui répondent aux besoins concrets pour ne pas être trop décalé, mais en même temps tout ça bouge très, très vite bien évidemment.

La question de la formation non technique, c’est-à-dire qu’utiliser un ordinateur, c’est une autre relation à l’autre, à soi-même parfois, ou au corps, et tout ça, ça s’éduque. L’exemple courant, c’est : j’engueule mon voisin du bureau d’en face via un e-mail, en mettant tout le monde en copie etc.

Alors, ça semble évident à vous tous qui êtes très habitués à l’usage, c’est pas forcément évident en terme de compréhension, d’impact, de responsabilité du message par rapport à ça. Comme il y a aussi une responsabilité environnementale, puisque quand on a besoin d’envoyer un fichier de 10 méga à son petit voisin du bureau d’en face, c’est quand même beaucoup moins impactant pour l’environnent en termes d’électricité etc. de mettre ça en clé USB plutôt que de le mettre en téléchargement d’autant que on va mettre en copie évidement le chef de service, le voisin etc. et que tout ça à l’arrivée donne une responsabilité globale.

La question aussi de la non-extinction, le fait d’être connecté en permanence, qui est aussi l’acquisition de la liberté aujourd’hui, quand j’ai eu 18 ans, moi mon rêve c’était d’avoir le permis de conduire et une voiture, c’était ma liberté. Aujourd’hui, la liberté c’est avoir un téléphone portable et un téléphone portable ouvert tout le temps. Et ça pose plein de problèmes en formation et dans des journées comme aujourd’hui quand on se rend même pas compte quand les gens sortent passer leurs coups de fil, quoique.. Par contre quand on est en formation et qu’il y a des gens qui sortent, ça pose plein de problèmes et aujourd’hui c’est vraiment difficile, sincèrement, de faire éteindre les téléphones portables.

Évidement tout ça, ça veut dire qu’on est à la fois en train de gagner sur les fractures, avoir un ordinateur, les fractures techniques, savoir utiliser un email, etc., et construire de nouvelles fractures sociales qui peuvent être celles du web 2.0, parfois du développement durable, où c’est pas parce qu’on sait se servir d’un ordinateur qu’on sait utiliser une plate-forme collaborative, qu’on sait travailler à plusieurs centaines de personnes sur un projet, et tout ce qui va avec.

Dernier slide, quatre propositions très concrètes, on a parlé du certificat de navigation Internet mais on pourrait parler du B2i etc., qu’on pourrait rendre obligatoire dans toutes les formations, y compris dans celles financées par la Région, puisqu’on a parlé d’une formation, évidemment que vous connaissez tous, qui avait eu 11 000 personnes à être embauchées et évidemment ce ne serait peut-être pas idiot, même si cela ne serait pas utile dans leur besoin de l’emploi créé, que rendre obligatoire un niveau minimum.

Ensuite, simplifier l’accès à la formation parce qu’on dit tout le temps qu’il y a beaucoup d’argent, mais cela n’est pas si facile de le mobiliser, qu’on a aujourd’hui un vrai besoin, c’est celui d’avoir des passeurs dans les organisations, c’est pas forcément des formations où l’on va régulièrement, ce sont des ambassadeurs, des formateurs à l’intérieur des organisations qui arrivent à régler les problèmes de blocages, on sait bien que sur un logiciel c’est pas « je retrouve l’information » c’est « je suis là, qu’est ce que je fais ? » et ces gens-là, on en a besoin, aujourd’hui, ils ne sont pas éligibles au budget formation, ça ne l’est pas, mais on a un vrai besoin de gens qui ont du temps, qui sont formés, qui ont des moyens etc, et qui donnent cette confiance, qui pollinisent cette confiance dont on a besoin.

Dernière proposition, évidemment il faut développer le goût d’apprendre parce que si les gens n’ont pas envie, ne sont pas motivées, ils ne vont pas en formation et si ils y vont, ça ne sert à rien. Et donc, cette communication nous semble nécessaire, au même titre que la sécurité routière, merci.


Territoires en réseaux

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvv2_11-territoires-en-reseaux-pm_news


Jacques-François Marchandise : Stéphane Vincent, on revient sur les « Territoires en réseau ».


Stéphane Vincent : On s’est d’abord amusé, si je puis dire, à parler des territoires en réseau en disant, au fond, le sens de la mise en réseau des acteurs sur le territoire, c’est peut-être aussi de regarder ce paysage.. Alors on est partis d’une tentative de paysage de l’ensemble des acteurs de la formation mais aussi de l’emploi et de l’orientation en reprenant le millefeuille du point de vue de l’usager. Et quand la tentation était forte de se dire, un des enjeux de la mise en réseau des acteurs sur le territoire, c’est de partir de cette logique d’offre en silos qui va vers les utilisateurs et puis de reconstruire une logique de la demande, de repartir de la demande. En tout cas, mieux mettre en réseau les acteurs sur le territoire, c’est au bénéfice normalement des usagers qui doivent s’y retrouver mieux dans l’ensemble de l’offre etc.. Donc c’était un peu notre postulat de départ.

Donc le millefeuille des acteurs sur le territoire avec cette idée de passer d’une logique d’offre à une logique de demande. On s’est intéressés à un cas très intéressant, un tout petit peu étranger au domaine de la formation, ils font un peu des formations mais auprès des agents de développement local, c’est l’ARADEL. Je crois qu’elle est partie mais c’est Claudine Pilleton qui dirige ce réseau, qui est parti comme un réseau, qui est né il y a une trentaine d’années, de quelques dizaines de personnes qui sont agents de développement local, et qui ont décidé de construire une communauté de métiers, donc là le sujet c’est comment on construit un réseau autour d’une communauté de métiers. On a tous le même métier, on est agents de développement, on a besoin d’améliorer nos pratiques, et on décide de le faire ensemble. Donc ça c’est un cas intéressant car Claudine n’arrêtait pas de nous dire « je vais vous parler de mon réseau et de mes pratiques, mais l’Internet j’y connais rien », et en réalité on s’apercevait que : un, elle avait construit de vraies pratiques de mise en réseau qui sont intéressantes pour tout le monde qu’il faut vraiment regarder dans le détail, et en réalité, ils ont un site web très performant, ils ont aujourd’hui 700 membres, tout cela est financé, ils ont un vrai budget, ils sont reconnus à l’échelle régionale. On en connaît pas, moi en tout cas je n’en connais pas, il y a des projets comme ça mais avec des agents de développement à l’échelle nationale, mais je n’en connais pas dans d’autres régions. En tout cas ce qui était intéressant c’était d’écouter quelques-unes de leurs pratiques, qu’ils avaient construit pièces après pièces au fil des années, donc elle nous dit « c’est un lieu d’échanges métiers », ce sont les acteurs qui se prennent en charge. Eux ils disent, « personne ne connaît mieux les problèmes d’un agent de développement qu’un autre agent de développement » et donc ils construisent ensemble ce projet, elle nous dit qu’il n’était jamais question des organismes, les personnes étaient là « intuiti personnae », bien sûr avec leur organisme adhérent derrière, mais c’est eux qu’ils représentaient. Elle nous a dit que c’était basé sur le don, elle assumait le fait que c’était une sorte « d’auberge espagnole » ou l’on prenait, ou l’on donnait, on était dans l’échange de savoir faire et de bonnes pratiques, qu’on pratiquait la co-construction. Quand elle nous disait qu’elle ne connaissait rien à l’Internet et aux technologies c’était pas vrai du tout, elle avait essayé quickplace (note : un outil collaboratif d'IBM) et elle disait « quickplace, c’est nul », elle nous disait « oui, la conférence téléphonique, c’est bien mais c’est réservé à des petits groupes ».

Ils faisaient travailler des consultants mais dans un rapport un peu différent de celui auquel on a l’habitude, c’est-à-dire que quand ils décidaient de se lancer dans un sujet du type « c’est quoi l’ingénierie de bâtir pour tel type de projet », le rapport, c’est eux qui le construisaient, et les consultant servaient à faire ressortir les pratiques qu’ils avaient déjà, pas à venir, c’est pas le consultant qui leur expliquait comment ça marchait, quoi. Le consultant était là pour faire ressortir les pratiques des membres du groupe.

Voilà, il y avait vraiment un projet très intéressant.

Un autre mode d’entrée dans les réseaux, c’est le projet « Ruralnet » alors là qui assume complètement d’être un projet expérimental. Eux disent « on ne sait pas ce que ça va donner, on a construit un réseau social », on le verra après, j’en ai une maquette, c’est un réseau social comme facebook, linkedin etc.. Ça assume d’être une expérimentation, ils disent « dans six mois on tirera des enseignements, on verra bien ce que ça donnera » mais ils essayent de reproduire le modèle du réseau social.


Pour terminer, en gros, parce qu’on a fait intervenir la Région avec son projet de schéma, de service régional de la formation, on voit bien que pour eux c’est une nouvelle lecture de ces mises en réseau, de ces nouvelles grammaires. Même le protocole est pas le même, pour faire une comparaison, vous voyez bien que les gens se réunissaient plutôt sur le modèle.. c’est comment reproduire à l’échelle régional le modèle de la cafetière autour de laquelle on discute plutôt que la salle de réunion formelle, où tout est guindé, où ça n’est plus le même protocole, la même ingénierie, plus la même conduite de réunion, une logique tout à fait différente.


Handicap et TIC

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mvwj_12-handicap-et-tic-pm_news


Rébecca Chappe : Nous nous avons réfléchi notamment sur la coordination et les partenariats des acteurs notamment dans le cadre des ressources existante pour l'accès à la formation.

Nous avons d'abord réfléchi à l'identification des besoins pour que les personnes handicapées puissent mieux accéder à la formation. Donc on a réfléchi sur la nécessité des entrées et sorties permanentes, des parcours modularisés et personnalisés, de la suppression des temps de ruptures entre les différentes étapes, de l'articulation des outils et de l'articulation des acteurs.

On a posé ça comme postulat de départ, on a ensuite essayé de réfléchir sur les dispositifs qui existaient, en se disant qu'on avait tout intérêt à ne pas réinventer la roue, comme ça a été dit également ce matin, et en réaffirmant notamment la position centrale des MDPH dans la coordination des acteurs, des outils mais bien évidement en premier lieu des parcours des personnes handicapées et on s'est dit que tous les dispositifs qu'on pouvait imaginer devaient veiller à ne pas se superposer à ce dispositif-là qui me semble essentiel et central.

Il y a des outils qui existent, notamment l'outil du PRAO qui nous permet d'avoir en ligne le répertoire d'ensemble des actions de formations qui sont disponible dans la région Rhône-Alpes, mais on a identifié le fait que sur ce site il nous manque une ligne ou l'accès aux actions de formation ouvertes à distance qui pouvait favoriser le suivi de formation des personnes handicapées.

On a cité également l'INTERCARIF qui suit le même objectif dans le cadre de l'offre nationale de formation en ligne et bien évidement on n'a pas cherché à être exhaustif en ce qui concernait les outils existant mais on a cité ceux qui nous venaient principalement en tête. Avec surtout l'exigence de ne pas superposer des dispositifs aux dispositifs.

Les priorités qui ont été affirmées c'est tout d'abord la nécessité de créer des liens entre les personnes qui interviennent dans le parcours formation-insertion de la personne handicapée, en citant des exemples de dispositifs qui permettent un travail collaboratif, donc on a noté notamment le logiciel « trajectoires », qui permet de faire le lien entre le moment où la personne sort du secteur sanitaire et social et qui lui permet d'avoir des outils qui vont lui permettre de construire son parcours de réinsertion en partant de ces pré-requis de son potentiel, d'un certain nombre de critères qui peuvent rentrer en ligne.

Nous avons débattu du développement d'un « calepin électronique » qui permettrait à la personne d'être suivie à partir de données qui seraient centralisées.

Ceci dit, des questions se posent par rapport à ça, et une centrale dans notre atelier, fait-on de la coordination des acteurs « pour » ou « avec » la personne handicapée, on n'a pas bien sûr répondu à cette question mais il a semblé essentiel de poser la question et de re-situer surtout la personne handicapée au centre des préoccupations, au centre des dispositifs, au centre de son information et on a essayé de réfléchir à comment on pouvait équilibrer l'usage des TIC et de la coordination des acteurs mais aussi ces temps qui sont, suivant les cas, appelés « comités techniques » ou « comité de pilotage », bref des temps d'échange entre les acteurs, mais en présentiel, et que il s'agissait pas pour nous, tout en réfléchissant à développer des TIC dans la coordination des acteurs à remplacer totalement ces temps de face à face et ces temps d'échange direct par des outils de type « plate-forme collaborative » ou autre.

Les pistes que l'on a ouvert, c'était d'aller vers un portail d'information unique, à l'usage de tous les acteurs en rappelant quand même que l'on s'est longuement interrogés sur la sécurisation des données en ce qui concerne tous et chacun mais en particulier les personnes handicapées, c'est bien évidement essentiel, même si c'est pour favoriser l'interaction entre les acteurs, de veiller à ce que ces informations restent la seule priorité et la seule propriété des personnes handicapées elles-même et que on ne commette pas de bévue en voulant faciliter des choses et du coup en diffusant des informations que l'on aurait pas souhaité diffuser.

Les pistes que l'on a évoquées c'est d'une part une réflexion, celle que je viens de citer, mais aussi des réflexions sur des créations de postes numériques de travail pour des personnes handicapées et on a un temps débattu sur la nécessité de faire évoluer les mentalités, notamment des employeurs, sur le développement du travail à distance, à l'aide d'outils qui permettraient aux personnes handicapées d'occuper un véritable rôle social dans l'entreprise, mais à distance et grâce aux TIC.

Et en portant l'espoir, certains ont dit que c'était bien avancé et les autres « ça va pas aussi vite que ça », que les nouveaux managers qui sont nos jeunes étudiants d'aujourd'hui qui sont formés aux TIC et à leurs usages, seront donc demain des dirigeants plus ouverts au développement du travail assisté par les TIC pour les personnes handicapées.


Jacques-François Marchandise : Merci beaucoup de ces efforts de restitution ;


Conclusion de la journée


Conclusion par Jacques-François Marchandisse et Mario Asselin

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mwa1_13-conclusion-restitution-pm_news


Jacques-François Marchandise : Alors, je vais en faire une de plus pour deux raisons, d’une part on va engager notre restitution finale à Mario et moi, et je vais l’engager par le petit atelier d’échanges qui s’est tenu et qui a failli ne pas se tenir, parce qu’on se disait qu’il n’y en avait pas trop besoin. Et en fait, ce qui était la formule initiale du BarCamp, c’est celle-là, c’est la non-conférence, l’atelier non prévu, il y a la tranche horaire, il y a la salle et puis l’auberge espagnole. On était quelques-uns, on était cinq au départ et on était plutôt 10 ou 12 à la fin, et on a fait ce petit atelier « auberge espagnole » à quelques-uns, dont je voulais vous livrer quelques lignes de tensions, et à la fin embrayer sur deux ou trois mots clés, et puis laisser la parole à Mario et puis à Alain Courbis pour la clôture.

Ligne de tension autour des publics et notamment d’une chose qui apparaissait de l’un des participants qui était, ce dont on parle, est-ce que ces formations avec les TIC c’est des choses surtout adaptées à des publics de profession intellectuelle ou de cols blancs etc.., et de façon contre-intuitive il y a des très bons exemples qui nous étaient racontés sur des formations au bâtiment, ou à la logistique, ou à ce type de métier.

Deuxième ligne de tension, c’est un peu autour des modèles, quand est-ce qu’on sort des expérimentations, et est-ce qu’on va sortir des expérimentations, est ce qu’on va continuer à faire de façon lourde des choses qui sont à petite échelle et là encore on est en train de comprendre que ici ou là, il y a toujours des expés, il en faudra toujours, mais il y a déjà des grandes échelles, il y a déjà des choses qui se passent avec du monde, qui sont intéressantes à regarder.

En revanche, on reste sur des modes expérimentaux, c’est-à-dire que le fait d’être dans des démarches d’innovation continue et de boucles d’innovation, c’est quelque chose qui va probablement durer.

Troisième ligne de tension, j’allais dire que c’est autour des productions de contenu, je déteste le terme de contenu mais puisqu’il s’agit de tout à fait autre chose, quand on apprend, on apprend pas des contenus, mais quand même est-ce qu’on est en présence de production lourde ou légère, est-ce qu’aujourd’hui il n’y a pas une sorte d’autolimitation par le fait de ne savoir faire que chercher dans les modalités de production et de mode d’apprentissage, est-ce qu’on doit pas au contraire privilégier des formes qui introduisent davantage de continuité sociale et d’auto-production et de type forum et de type réseaux sociaux.

Autre ligne de tension entre ces contenus, c’est les contenus édités, donc les modèles économiques de contenus, et puis les contenus ouverts. Là encore cela ne va pas se résoudre en deux minutes, il faudra aller dans le détail des secteurs dont on parle, des organismes dont on parle, etc., pour savoir de quoi on parle, en tout cas, une des idées que j’ai entendu à plusieurs reprises de cette journée, qui est celle de dire « et si il y avait davantage de contenu ouvert puisque financé sur fonds publics », c’est quelque chose qui semble sur certains domaines pouvoir fortement prospérer, c’est pratiqué dans d’autres pays d’ailleurs.

Autre ligne de tension, c’est celle des temporalités, qui dit formation, j’allais dire très modulaire, pour les professionnels, veut dire « le moins de temps possible », donc où est la continuité, où est le contenu, c’est le tout ou rien du tout. Comment est-ce qu’on arrive à introduire des passerelles entre des formations courtes au fil d’un parcours, ça fait certainement partie des rôles qu’on arrive à assigner aux TIC.

Le dernier aspect que je voulais mentionner c’est la tension entre « j’attends tout ou je n’attends rien des acteurs d’en haut », c’est-à-dire des institutions, des acteurs publics, de l'État, on va se débrouiller entre nous, c’est-à-dire jusqu’où est-ce qu’on va aller dans des modèles horizontaux ou jusqu’où est-ce que nous sommes dans l’attente que les acteurs institutionnels, nombreux intervenants dans ces domaines, montrent le chemin.

Et dans cet aspect-là, j’ai l’impression que cette journée a été un petit peu ce qu’on pourrait appeler du « laboratoire de politiques publiques », des choses dont sont sorties des idées dont les acteurs publics pourront s’emparer, probablement parmi les idées citées, par exemple, le fait de dire « est-ce que des boîtes à outils de base, d’outils numériques en marque blanche, dans une diversité d’outils, peuvent être mis à disposition : autour de l’identité, autour du réseau social, autour de la gestion de contenu, autour de tout ça ». Est-ce qu’on arrive à avoir cet arsenal partagé avec surtout ce soucis d’interopérabilité, est-ce qu’on arrive à avoir ces espaces communs, ou alors tout simplement est-ce qu’il ne faut pas attendre de l’acteur public qu’il le fasse, et faire que ça se fasse de façon un peu plus désarticulée ou sauvage avec le risque que, pour tout un ensemble de gens, sortir de l’institution soit quelque chose d’assez compliqué, voir de franchement inégalitaire. Donc je voulais conclure sur ces interpellations que vous avez été nombreux à avoir autour du rôle des acteurs publics, du rôle de la Région, surtout dans un contexte où les financements publics sont une part importante de ce qui permet aux activités de formation d’avoir lieu. Je voulais conclure là-dessus, je passe la parole et les manettes à Mario.


Mario Asselin : Immédiatement je vais te remercier Jacques-François, ce fut un grand plaisir de travailler avec toi tout au long de la journée et je sais que tu vas nous quitter pour France 3, alors on se sent important que tu doives aller donner des entrevues sur ce thème de nos travaux, et j’en profite pour dire qu’il y a quand même plusieurs personnes à remercier, ne serais-ce que parce que le risque d’avoir une formule ouverte comporte beaucoup de vertiges, avant de faire une rencontre comme ça où on n'a pas l’approche « control », c’est comme ça que je résumerai la journée, présence à l’autre, en formation, peu importe avec le type de public, le type de jeunes, le type d’adultes, le type de clientèle, on doit rester présent et si le conseil régional Rhône-Alpes a pensé que cette formule d’une rencontre plus ouverte devait avoir lieu, c’est probablement aussi parce qu’ils voulaient avoir un type de présence à l’autre, différente, ou du moins en évolution. Pour ma part, je viens en France 5 ou 6 fois par année depuis 2004, la première fois c’était pour Autrans (note : les Rencontres d'Autrans), et je remarque une évolution dans une certaine tolérance, au « work in progress », c’est-à-dire j’ai pas besoin d’avoir toujours toutes les réponses à toutes les questions pour faire un pas. Et j’aime ça, j’aime tout ce que je vois, c’est très subjectif comme retour d’expérience mais j’ai pas vu partout en France le risque pris de la même façon et je vais en profiter pour vous remercier, c’est tout un geste.

On a eu la visite épisodique de deux amis Jean-Luc et Jean-Marie (les 2 clowns), je tiens à vous remercier d’avoir apporté de l’oxygène dans nos travaux, merci beaucoup, une belle présence.


(Applaudissements)


Mario Asselin : Évidement l’équipe de Christian, de François, Jézabel, Sarah, Pierre, Florian, et j’en oublie sûrement, merci beaucoup de m’avoir invité et de nous avoir si bien reçus. Je crois qu’à la fin de cette rencontre-là, on doit quand même se dire « c’est pas terminé », vous savez qu’avec le wiki, le site web de FormaVia, on a donné un lieu en amont où il y a beaucoup eu de bouillonnement, où on a beaucoup co-construit. Aujourd’hui, vous ne le savez peut-être pas mais, sur un canal, parallèle, comme Twitter, on a constamment envoyé des petites touches, des petits liens, des petites réflexions, il faut retourner sur la page wiki pour voir ce qui s’est passé et pour continuer la contribution, à comment contribuer après la rencontre, et dans ce sens-là je vous invite à continuer ne serait-ce que par les liens personnels, les liens institutionnels que vous avez, on va continuer de placer du contenu sur la plate-forme et on souhaite continuer cette conversation, cette rencontre qu’on a eu aujourd’hui, je vous remercie beaucoup de votre sympathique présence.


Conclusion de la journée par Alain Courbis

http://www.dailymotion.com/user/FormaVia/video/x8mw2o_14-conclusion-de-la-journee-formaca_news


Alain Courbis : je voudrais remercier les animateurs, tous ceux qui sont intervenus, l’équipe qui a préparé cette manifestation et puis vous tous qui témoignez vraiment de l’importance qui s’attache aujourd’hui aux TIC dans la formation.

Je n’ai pas pu suivre tous les travaux, j’ai simplement pu suivre la restitution, mais je crois qu’elle traduit tout à fait la qualité de vos travaux, et j’espère qu’il seront positifs pour tout le monde.

Deux mots quand même pour la Région, redire que pour nous et pour la Région les enjeux sont importants, vous les avez évoqués il y a peu de temps encore, c’est favoriser l’accessibilité à la formation sur tout le territoire, le Rhône-Alpes est très grand, c’est développer l’individualisation des formations, c’est développer l’autonomie des stagiaires en les rendant acteurs de leur propre formation. Aujourd’hui, il ne s’agissait pas seulement de présenter les bonnes pratiques, les bons usages, mais c’était aussi l’occasion, quelques soit la position de chacun, quelque soit son niveau d’appropriation de ces outils, de ces technologies, d'échanger et de partager un certain nombre de connaissances et d’expériences.

J’espère que ceci aura été réussi, en tout cas c’est dans le cadre de ces échanges et de ces partages d’expériences, que continuera à se développer en Rhône-Alpes une culture commune des acteurs de la formation, nous en sommes persuadés. C’est aussi ainsi que les organisations seront en mesure de proposer des actions novatrices, répondant aux attentes et besoins nouveaux de générations, comme vous l’avez aussi souligné aussi il y a peu de temps, génération qui se situe dans un environnement et un monde du travail qui ne cesse d’évoluer.

C’est aussi important pour la région qui, par son écoute des acteurs de terrain, peut améliorer ses cahiers des charges et susciter des interventions, des prises d’initiatives nouvelles.

FormaCamp était un rendez-vous, une étape, ce n’est pas fini. La Région, en ce qui la concerne, poursuivra ses efforts, dans le cadre de sa politique SIDERHAL, également spécifiquement pour ce qui est des formations continues, dans le cadre du réseau FormaVia.

Une dernière fois, merci encore à tous pour votre participation.



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