Rennes 2009 - Réseaux sociaux et territoires

Un article de FormaVia.

Sommaire

Réseaux sociaux et territoires

Loïc Haÿ (ARTESI)

(intro. : plateforme de réseautage social – traduction de SNS social networking system)

Réseaux :

  • horizontaux : type facebook, myspace
  • verticaux : sur une thématique, organisation, etc.

Principales fonctionnalités

Mise en relation

Phénomènes de réputation

Informations personnelles, systèmes d'interaction (cf. « poke » de Facebook)

Applications : cas particulier de FB

Partage de photos, groupes affinitaires

→ explosion depuis 1 à 2 ans de tous types de réseaux


Début d'ancrage territorial des sites

ex. de Skyrock, passé de 1er à 2e à cette date

ex. de Twitter / minoritaire en France (<1,5% du total des utilisateurs), mais 3e réseau social dans certains pays


Emergence des réseaux locaux

Segmentation thématique et/ou géographique = de niche

Réseaux locaux = réseau vertical sur l'ancrage géographique

ex. connu : Peuplade – réseau social local fondé sur l'entraide locale – cf. La Ruche à Rennes aussi

→ quelles échelles ?

→ quels types de services proposer à ces échelles ?


Développer des réseaux sociaux locaux

  • Identification des territoires dans les réseaux sociaux existants : s'inscrire dans les réseaux existants et les animer (sur Facebook, Netvibes, Twitter, etc.)
    → ciblage des utilisateurs de Twitter par exemple (via filtres géographiques et thématiques)
  • Création de son propre réseau social :
    • soit sur une plateforme existante : Webjam, Affinitiz, Ning
      • ex. réseau social des usages en Bretagne : Ning
      • ex. Affinitiz (Artesi)
    • soit via des outils opensource :
      • Wordpress : + gros plugin Buddypress
        • ex. Auvergne (via le conseil régional)
      • Elgg :
      • La Ruche

Tendance..

..à la géolocalisation

→ créer du réseau social géolocalisé, qui permette d'agréger ses autres réseaux

Exemples :

  • IRLConnect : sorte d'agrégateur géographique de réseau social
  • UpNext : géographie 3D (modélisation 3D de Manhattan), avec parcours, adresses, notation des lieux, etc.

..convergence vers le mobile

Permettent de rencontrer dans l'espace physique les membres des réseaux sociaux en ligne


→ Réintroduire les informations dans l'espace public


→ Rematérialisation des échanges du réseau social

ex. d'un ascenseur (prototype à Alfortville)


Question : multiplication des réseaux → pose des problèmes ?

Retour sur les enjeux :


Charles Népote (FING)

Enjeux et opportunités sur les territoires

Pourquoi utiliser un réseau social ?

Interactions très riches (1<->1, 1<->N, etc.)

Outils formidables dans ses relations aux autres

Réflexion sur soi en termes

Maîtrise de son identité personnelle


Pourquoi un réseau social territorial ?

  • Spécificités : relations numériques font partie du quotidiens, dans tous les milieux
  • Emancipation des habitants : mutualisation, partage, rencontre, sociabilité, etc.
  • Révéler l'hyperlocal
  • Valoriser des services peu médiatisés sur les grands médias (ex. promotions boucherie locale..)
  • Peut être un espace de co-construction des politiques publiques de la ville
  • Feedback des politiques publiques
    • Plasticité de l'outil : prototypage rapide ; outil peu coûteux et très efficace en terme d'expérimentation de politiques publiques
  • Passage au numérique des réseaux sociaux professionnel
  • Ancrage de l'enseignement et de la formation avec le tissu local
  • Relocalisation de l'économie
  • Hyperlocal : accessible aux petits commerçants

Ex. du réseau social de la FING


  • Mise en réseaux des associations, services impliquant les habitants, développement de services publics co-construits

Ex. OpenStreetMap : cartographie des escaliers (ce que ne fait pas GMaps), cabines de recyclage, etc.


  • Revisiter les relations traditionnelles
    • Accueil des nouveaux habitants
    • fête des voisins
    • support de collaboration sur des projets collectifs
    • TwittyWall : agrégation d'informations géolocalisées, hyperlocales, diffusées en temps réel à proximité

Ce qui ne marche pas

  • Tenter de refaire la même chose que Facebook, Linkedin, etc. (ils le font mieux)
  • Reproduire la centralisation des grands « silos sociaux »
  • La multiplication des comptes est contre-productive (un seul login)
  • Cibler les populations haut-de-gamme (c'est contraire à l'ouverture de la vie réelle)
  • Sans accompagnement ni anticipation des freins culturels

Ce qui marche (le « CDC idéal » du réseau social)

  • Plateforme générative plutôt qu'outil intégré
    • Infrastructure ouverte de réseaux sociaux : pouvoir accueillir des réseaux différents
    • Plateforme librement accessible aux individus et aux organisations
    • Gouvernance nativement décentralisée : la plateforme est « à disposition »
  • Identification décentralisée (la confier à u tiers plutôt que la centraliser dans le réseau)
  • Gestion de l'hétéronymat (pouvoir gérer plusieurs identités sur les réseaux sociaux)
  • Accès aux données publiques ouvertes : ex. d'une commune qui libère ses données de transport urbain, permettant le développement de services
  • Géolocalisation durable : attention car il s'agit d'une donnée très forte, très personnelle

Acteur public

Rôle essentiel dans le développement de ces réseaux sociaux :

  • labellisation des réseaux sociaux (cf. travaux de l'Artesi à ce sujet – guide à destination des collectivités)
  • opérateur d'identité décentralisé, tiers de confiance : permet de gérer un changement d'adresse mail (par ex. en cas de changement/recherche d'emploi)
    • Opérateur public peut déléguer cette gestion des identités à un opérateur privé
  • opérateur de plateforme ouverte (ex. de la région Auvergne)
  • expérimentation de services : manque de statistiques, d'études de marché (qui ne marcheraient pas, d'ailleurs – aucune innovation web n'a été promue par un grand acteur)

Richard Delogu – La Ruche.org

  • Réseau social initié par une association locale (Bug) sur une zone géographique précise
  • Valorisation des événements de proximité → géolocalisation de micro-événements (de quartier)
  • Confiance : protection des données personnelles, prise en compte très tôt ; l'association contrôle et garantit la sécurité des données ; fournit aussi un numéro de téléphone de contact

→ La V2 correspond au projet initial, avec intégration des associations locales. Fonctionnalités limitées, mais fort intérêt dès le lancement (très récent de la V2)

→ Gestion de l'hétéronymat dans la Ruche (plusieurs profils par compte

→ le géoréférencement n'est pas obligatoire

En recherche de bétatesteurs

Objectif de développer un accès unique vers divers services : portfolios, wiki, outils divers

Réseau fermé aux acteurs économiques


BUG contacté par des acteurs de la formation pour cartographier un parcours de formation, avec suivi dans le temps


L'animation est absolument indispensable

(recrutement coordinateur/trice à partir d'octobre)


→ projet opensource : mais manque de moyens pour formaliser un produit plus « présentable »

→ il n'existe pas de standard sur les réseaux sociaux

→ ajouter une API ?


Discussion

Evocation de la carte d'identité blanche (projet FING) : mettre des relations/données anonymisées en fonction du contexte (cf. portail d'accueil des nouveaux arrivants de la mairie de Paris)


Réseau de La Ruche n'est pas un réseau technique : associations référencées ne sont pas technophiles


Ces expérimentations se font d'abord sur une envie, une construction de relations personnelles

L'erreur n'est pas un problème : il faut expérimenter, et parfois se tromper, pour trouver des solutions qui fonctionnent.


Ex. de la transposition de compétences acquises dans les jeux en réseaux, transposées dans les réseaux sociaux.

Ex. (Charles Népote) d'une expérimentation de « bataille » en réseau pour faire revenir les jeunes à la bibliothèque.



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