Parcours individuels et construction collective/Atelier 2 de l'après midi
Un article de FormaVia.
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Atelier A2 : Quels outils et stratégies pour la personnalisation des parcours ?
Cet atelier a été animé par Laure ENDRIZZI (INRP) en salle 3 à 14h15.
Synthèse de l'atelier
L’individualisation des parcours ne peut se faire que dans le cadre d’une démarche coopérative, d’une relation partenariale et de l’articulation des espaces numériques de travail (ENT) et des espaces publics numériques (EPN).
Les ENT doivent être de véritables espaces collaboratifs multi-acteurs. Ce sont des moyens de réseaux d’acteurs. Il faut les articuler avec les EPN.
L’individualisation provoque une révolution des façons de travailler dans la formation et du rapport au savoir (réseaux de formateurs, en formation initiale et continue, qui travaillent grâce à des EPN).
Nous serions confrontés à un glissement vers du tout numérique en ligne. Il y aurait complète dématérialisation. Or, le centre de ressources peut être alternative au tout numérique (lieu de médiation, diversification des supports). La RRA doit aider le réseau de centres de ressources existants (CDDP, CRDP, ..) à s’adapter aux besoins de la formation continue, avec et sans les TIC.
Il y a maintenant 2 grandes catégories de publics : les digital natives (B2I depuis 2008) et le « public sans étiquette ». Ces derniers doivent être formés en distinguant les compétences aux TIC et les compétences par les TIC.
Enfin, il faut distinguer ce qui doit relever de la région et des secteurs : la RRA peut renforcer les compétences aux TIC et financer l’accompagnement. Les compétences par les TIC sont davantage le domaine des secteurs professionnels, avec partenariat public / privé.
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On a essayé avec des diapos moins élaborées que l’atelier précédent, on verra que les idées se recoupent, de présenter de façon un petit peu « dual ».
Donc évidemment le couple individualisation/mutualisation, ça recoupe des idées que vous venez d’aborder.
D’un côté, on reprend des termes comme « individualisation », faire du « sur-mesure », de modulariser les parcours de formation, tout ce qui va au plus près de la personne et de ses besoins. Et d’autre part, tout ça ne peut être efficace que dans le cas d’une démarche coopérative, d’un relation partenariale et de l’articulation des espaces numériques de travail et des espaces publics numériques, ENT et EPN. Je crois que ce matin, ont dû vous être présentés des exemples d’ENT, avec le cybercollège 42 pour la Loire, ou bien laclasse.com pour le Rhône, me semble-t-il.
Nous on travaille beaucoup, nous les services rectoraux, avec les collectivités territoriales concernées, des chefs d’établissement, des corps d’inspection et ainsi de suite, on est attentifs à ce que ces ENT ne soient pas simplement des services distants d’accès à la ressources, mais qu’ils soient des espaces collaboratifs, dans lequel les élèves entre eux, les enseignants entre eux, les enseignants et les élèves, les parents d’élèves, les familles, les collectivités, les corps d’inspection,etc, tous ceux qui peuvent rentrer avec des jeux de droits divers dans ces espaces collaboratifs. De même l’année dernière lors d’un réunion dans une préfecture de région, on a vu qu’il y avait un champ immense, sans doute, à articuler, ces ENT qui sont plutôt en milieu formation initiale et les EPN, que les collectivités, que les associations, gèrent, mettent en œuvre, et il y a sans doutes là, à articuler. Donc on voit bien que l’individualisation, c’est l’objet de la 1ère diapositive, l’individualisation, la personnalisation, ne peuvent prendre sens que dans le cadre d’une démarche coopérative, par ailleurs c’est pour les formateurs eux-même, qu’on soit en formation initiale ou en formation continue, une petite révolution copernicienne, que d’avoir maintenant des réseaux de formateurs, initial et continu, qui travaillent grâce à ces espace publics numériques. On peut aussi parler d’espace collaboratif, de wiki, tout cela révolutionne la façon de travailler. Et aussi le rapport au savoir.
Deuxième diapo dual, là on a peut-être deux modèles, colonne de gauche, colonne de droite, deux modèles en tête qui sont bien prégnants dans beaucoup d’esprits, surtout le premier, c’est l’idée qu’on glisserait sensiblement ou insensiblement vers le tout-numérique et le tout-numérique en ligne. Et progressivement, on verrait disparaître tous les espace physiques, tous les formateurs bien physiques, on dématérialiserait la ressource. Et donc il y a une idée qui fait son chemin, qui est parfois soutenue pour des raisons de premier niveau économique je dirais.
L’autre idée qui a émergé de la part des membres de l’atelier, sachant que dans l’atelier il y avait du public, du privé, de la formation continue beaucoup, et de la formation initiale un petit peu, de secteurs professionnels, et l’une des intervenantes d’un GRETA a mis en avant en premier cette idée d’un centre de ressources.
Ça c’est une autre approche, c’est-à-dire l’idée de la diversification des supports, il y a plus de papiers, il y a des galettes numériques, il y a du « en ligne », il y a des lieux physiques, il y a du présentiel, donc une grande diversification de la ressource, ces centres de ressources devant être également des lieux de médiation.
On a pris des exemples sur ces lieux de ressources, il existait, nous a-t-on dit, un centre à Lyon qui était un lieu associatif, et qui était extrêmement ouvert, avec beaucoup de ressources à destination des formations continues, et qui a fermé (note : il s'agit de l'Espace Formateur). Et on a par ailleurs évidement parlé des ressources existant dans la région, des centres de documentation départementaux, les CDDP et autres CRDP avec des lieux de ressources, et il y a peut-être là une proposition à faire à la région, c’est-à-dire d’aider ce réseau de centres existants à s’adapter aux besoins de la formation continue, avec et sans les TIC.
Voilà, troisième piste, on a vraiment deux grandes catégories de public maintenant, les plus jeunes, les « digital natives », rappelons qu’en 2008 en France, c’était la première cession du diplôme nationale du brevet qui incluait l’informatique Internet, le B2I et que sont lancés également le B2I école, le B2I lycée et le C2I. Donc là, on a indéniablement des jeunes générations qui ont des compétences dans les TIC. Et puis, de l’autre côté, quelqu’un a dit « public sans étiquette », hors catégories bien repérée, qui ont besoin d’acquérir un certain nombre de compétences avec peut-être une distinction à faire sur les compétences aux TIC et les compétences par les TIC, je veux dire les compétences basiques qui permettent de se servir des outils informatiques Internet, et d’autre part, on veut se former aux profession de la santé, hôtellerie, restauration etc, métallurgie et on va utiliser des solutions logicielles donc, il y a la formation à ses technologies et par les technologies.
Dernière diapositives, à la question régions/secteurs, qu’est-ce qui pourrait relever de l’un ou de l’autre, et bien, indéniablement la région peut renforcer les compétences aux TIC et financer l’accompagnement, par contre les compétences par les TIC dans les secteurs professionnels, et dans le cadre d’un partenariat public/ privé, il semble que ce soit plus du domaine de ces secteurs.
Voilà, merci.
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