Innovations sociales / Innovations technologiques en ESS
Un article de FormaVia.
Atelier animé par Philippe Cazeneuve.
Voir le programme sur le site du Forum des usages coopératifs
Voir les présentations effectuées par les intervenants sur le blog Savoir en actes
L'expérimentation SOL
L'expérimentation a débuté il y a 3 ans qui a inclus les acteurs locaux. Cette phase d'expérimentation se poursuit. L'objectif est aujourd'hui de présenter mais aussi de voir comment il peut être appliqué par d'autres personnes.
Cette expérimentation s'appuie sur les monnaies complémentaires. En 1999 s'est tenu le séminaire sur les monnaies plurielles.
Deux constats s'effectuent par rapport à la monnaie principale. La monnaie a trois fonctions : la fonction d'échange, la fonction de valeur, la fonction d'étalon.
La monnaie SOL favorise la fonction d'échange. Et s'appuie sur un constat d'absence de lien entre éthique et économique. Le SOL ne circule que dans un échange responsable. Cela garantit derrière un certain nombre d'engagements.
Les objectifs visent à rendre visible l'ensemble des richesses, notamment le bénévolat. Il s'agit de favoriser les échanges dans les mécanismes de coopération.
Le projet est européen et comporte des partenaires en Espagne.
Il y a cinq régions qui sont expérimentatrices (Bretagne, Alsace).
Le SOL fonctionne avec une carte à puce avec trois comptes SOL (pour rester dans le cadre de la loi).
Le premier est le SOL Coopération utilisé par les commerçants : commerce équitable, BIO... Cela fonctionne comme ue carte de fidélité.
Le second est le SOL Engagement qui est utilisé par des associations pour favoriser le bénévolat qui permet d'accéder à des services coopératifs : aide au déménagement. Cela s'appuie sur des échanges de temps.
Le troisième est le SOL Affecté : la mairie de Carhaix. C'est un outil d'aide social.
L'Asso achète des SOL en euros pour favoriser la vente d'un produit par le don de SOL fidélité
La collectivité achète des points SOL et elle peut distribuer à des familles des cartes contenant des SOLS et définit les lieux de paiement avec des SOL (piscine, épicerie...). Si les SOL ne sont pas utlisés, la collectivité peut récupérer les SOL, puis soit les redistribue, soit se les fait rembourser.
Des partenariats ont lieu avec des industries du service.
Les échanges peuvent se faire sur différents territoires, mais cela reste rare.
Le nombre de cartes distribués est de 2500 cartes sur la France. Sur Rennes, il y a pour l'instant 150 cartes en circulation.
Comment les collectivités réagissent à cette économie parallèle ? Chaque collectivité développe des intérêts spécifiques : le CG d'Ile et Villaine a souhaité avancer sur la question de la consommation solidaire.
Les entités qui deviennent des participants au projet SOL doivent remplir un dossier d'agrément et s'appuyer
L'habitat coopératif
Le lien tient autant, voire plus que le bien. Cependant, les définitions ne sont pas stabilisées : il y a notamment l'expression d'habitats groupés autogérés. Ce mouvement s'est éteint car il ne correspondait qu'à quelques-uns, mais ne peut être généralisable, ou universel. Au Québec et dans les pays du Nord, c'est un mouvement répandu.
Il existe un lieu à Rennes qui concentre dans un lieu des maisons pour les familles et des zones intermédiaires qui sont utilisés collectivement par les différentes familles.
L'habitat groupé ou auto-géré tient aussi des cités-jardins qui s'adressaient à des familles modestes.
Les critères sont économiques : le groupement d'achat ; les critères de liens sociaux ; les critères de développement durable (projets d'éco-hameau, avec des initiatives citoyennes ou publiques).
Cela correspond à une démarche collective de partage de l'espace public. Il y a des expériences en milieu rural, mais aussi en milieu urbain : en Italie autour d'immeubles qui se structurent autour d'espace commun et de lieux privatifs, à Lyon, une expérience s'appelle le Village Vertical.
L'organisation se fait par la cooptation : les projets des groupes se différencient largement des habitats classiques. Il est important de penser les solidarités internes dans les habitats groupés : il s'agit de penser la mixité sociale.
En France, il y a un réseau d'habitats groupés, il y a un projet à Lyon qui vise à s'inspirer des québecois et sur la base des droits coopératifs.
Les principes des habitats groupés ne s'appuient pas sur une logique communautaire. Il s'agit de valoriser ce qui se passe et de faciliter les initiatives.
Le problème avec le droit français, c'est que la coopérative se fond dans la copropriété.
La question du marché immobilier pose problème.
Association Les Eoliennes en Pays de Vilaine
Le travail se concentre sur le travail de l'éolien coopératif pédagogique. Le principe de départ s'appuie sur le contexte énergétique.
Plutôt que de laisser des industries de l'énergie de préempter le marché de l'éolien, il s'agissait de produire.
EN 2002, le projet se développe autour de l'économie de l'éolien : les productions énergétiques et les gains permettent de produire de l'information pédagogique.
En france, sur 10 projets, il y en a un ou deux qui émergent.
Le travail s'est organisé autour de l'association avec des cabinets d'études et des collectivités.
L'aide d'un Conseil général, puis d'un Conseil régional (Pays de Redon) sur le financement de deux postes : les études se sont finalisées : l'un dans le Morbihan, l'autre de Loire-Atlantique.
La difficulté est d'avancer en confiance avec l'ensemble des partenaires. Les permis de constuire sont financés par une SARL qui regroupent des groupements d'individus et un syndicat mixte. Une SCIC est créée pour financer le parc et qui pourra s'organiser autour de particuliers, d'associations et de collectivités. Pour générer ce type de production électrique, il faut regrouper les acteurs sur tout le territoire. Le problème est de trouver les financements au départ. C'est la complexité du modèle économique qui est au coeur des enjeux (par émission d'obligations). L'objectif est de ne pas passer à l'appel à épargne.
En Belgique, des expérimentations ont été menées autour de la sensibilisation des énergies et l'achat collectif d'une éolienne. Les enfants possèdent une part de 100€ à laquelle ils n'accèdent pas avant 10 ans ; pendant cette période, ils sont associés à des animations autour des énergies.
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