Handicap et TIC/Atelier de l'après-midi
Un article de FormaVia.
Classé dans Compte-rendu, Handicap et TIC
Sommaire |
Atelier animé par Stéphanie Lucien-Brun, Centre ICOM / Handicap International, et Catherine Gremaud, Handiplace
Podcast
Télécharger le fichierRestitution vidéo de l'atelier
Nous avons d'abord réfléchi à l'identification des besoins pour que les personnes handicapées puissent mieux accéder à la formation. Donc on a réfléchi sur la nécessité des entrées et sorties permanentes, des parcours modularisés et personnalisés, de la suppression des temps de ruptures entre les différentes étapes, de l'articulation des outils et de l'articulation des acteurs.
On a posé ça comme postulat de départ, on a ensuite essayé de réfléchir sur les dispositifs qui existaient, en se disant qu'on avait tout intérêt à ne pas réinventer la roue, comme ça a été dit également ce matin, et en réaffirmant notamment la position centrale des MDPH dans la coordination des acteurs, des outils mais bien évidement en premier lieu des parcours des personnes handicapées et on s'est dit que tous les dispositifs qu'on pouvait imaginer devaient veiller à ne pas se superposer à ce dispositif-là qui me semble essentiel et central.
Il y a des outils qui existent, notamment l'outil du PRAO qui nous permet d'avoir en ligne le répertoire d'ensemble des actions de formations qui sont disponible dans la région Rhône-Alpes, mais on a identifié le fait que sur ce site il nous manque une ligne ou l'accès aux actions de formation ouvertes à distance qui pouvait favoriser le suivi de formation des personnes handicapées.
On a cité également l'INTERCARIF qui suit le même objectif dans le cadre de l'offre nationale de formation en ligne et bien évidement on n'a pas cherché à être exhaustif en ce qui concernait les outils existant mais on a cité ceux qui nous venaient principalement en tête. Avec surtout l'exigence de ne pas superposer des dispositifs aux dispositifs.
Les priorités qui ont été affirmées c'est tout d'abord la nécessité de créer des liens entre les personnes qui interviennent dans le parcours formation-insertion de la personne handicapée, en citant des exemples de dispositifs qui permettent un travail collaboratif, donc on a noté notamment le logiciel « trajectoires », qui permet de faire le lien entre le moment où la personne sort du secteur sanitaire et social et qui lui permet d'avoir des outils qui vont lui permettre de construire son parcours de réinsertion en partant de ces pré-requis de son potentiel, d'un certain nombre de critères qui peuvent rentrer en ligne.
Nous avons débattu du développement d'un « calepin électronique » qui permettrait à la personne d'être suivie à partir de données qui seraient centralisées.
Ceci dit, des questions se posent par rapport à ça, et une centrale dans notre atelier, fait-on de la coordination des acteurs « pour » ou « avec » la personne handicapée, on n'a pas bien sûr répondu à cette question mais il a semblé essentiel de poser la question et de re-situer surtout la personne handicapée au centre des préoccupations, au centre des dispositifs, au centre de son information et on a essayé de réfléchir à comment on pouvait équilibrer l'usage des TIC et de la coordination des acteurs mais aussi ces temps qui sont, suivant les cas, appelés « comités techniques » ou « comité de pilotage », bref des temps d'échange entre les acteurs, mais en présentiel, et que il s'agissait pas pour nous, tout en réfléchissant à développer des TIC dans la coordination des acteurs à remplacer totalement ces temps de face à face et ces temps d'échange direct par des outils de type « plate-forme collaborative » ou autre.
Les pistes que l'on a ouvert, c'était d'aller vers un portail d'information unique, à l'usage de tous les acteurs en rappelant quand même que l'on s'est longuement interrogés sur la sécurisation des données en ce qui concerne tous et chacun mais en particulier les personnes handicapées, c'est bien évidement essentiel, même si c'est pour favoriser l'interaction entre les acteurs, de veiller à ce que ces informations restent la seule priorité et la seule propriété des personnes handicapées elles-même et que on ne commette pas de bévue en voulant faciliter des choses et du coup en diffusant des informations que l'on aurait pas souhaité diffuser.
Les pistes que l'on a évoquées c'est d'une part une réflexion, celle que je viens de citer, mais aussi des réflexions sur des créations de postes numériques de travail pour des personnes handicapées et on a un temps débattu sur la nécessité de faire évoluer les mentalités, notamment des employeurs, sur le développement du travail à distance, à l'aide d'outils qui permettraient aux personnes handicapées d'occuper un véritable rôle social dans l'entreprise, mais à distance et grâce aux TIC.
Et en portant l'espoir, certains ont dit que c'était bien avancé et les autres « ça va pas aussi vite que ça », que les nouveaux managers qui sont nos jeunes étudiants d'aujourd'hui qui sont formés aux TIC et à leurs usages, seront donc demain des dirigeants plus ouverts au développement du travail assisté par les TIC pour les personnes handicapées.
Jacques-François Marchandise : Merci beaucoup de ces efforts de restitution.
Participants
- Bernard STALDER, ESPAC
- Isabelle Clouet CGPME,
- Marie Anne David, Conseillère en formation Cap emploi 01
- Thierry Delerce, ADAPT
- Maryse Duverger, Greta de Grenoble
- Jean Aviron, DF4S
- Cécile Maout et Stéphanie Lucien-Brun, Centre ICOM' Handicap International
- Rébecca Chappe, Directice du CEFRA
- Anaïs Leveillet, mission handicap de l'Université de Lyon
- Bachiri Jaouad, Association ARCPA sur Aix les bains
- Roxane RUIZ, GIHP Rhône Alpes, projet « droit au savoir »
Déroulé de l'atelier
L’objectif de cet atelier est de pouvoir faire ressortir quelques propositions ou pistes de réflexion simples permettant d’optimiser les dispositifs et moyens existants qui faciliteraient le travail en réseau des acteurs qui travaillent sur « le comment favoriser l’accès des personnes handicapées à la formation » .
Le parti pris de cet atelier est de considérer que :
- le partenariat et ou la coordination des acteurs trouvent leur sens s’ils sont construits autour et au service de la personne handicapée.
- les TIC peuvent constituer un des dispositifs ou supports à ce travail en réseau, mais leur utilisation ne suffit pas à la structuration d’un partenariat.
On contaste en premier lieu combien il est difficile de généraliser au vu de l'ampleur des différences entre les différents handicaps. Quelles sont les possibilités de réinsérer après un grave accident ? Quels sont les dispositifs de formation existants ?
Nombreuses sont les difficultés rencontrées : distance, financement, fatigabilité...
Il y a une prise de conscience que beaucoup de tâches sont à la portée de tout le monde grâce aux TIC. Cependant, une personne handicapée formée à distance ne trouve pas forcément d'employeurs dans les meilleurs délais.
→ Notion d'accompagnement devient intéressante pour des exemples comme celui-ci.
→ Un enjeu : lier l'usage des TIC au présentiel.
Quels sont les besoins cruciaux pour la réussite de la formation ?
Il y a la question de la possibilité de faire des entrée sortie permanentes. Cela renvoie à la nécessité de l'existence de cours modularisés (valider des modules pratiques et non théoriques par exemple) et à la personnalisation de parcours.
Il est important d'idenfifier les étapes dans le parcours de l'individu : notamment le deuil de l'ancien métier, la création d'une nouvelle dynamique, l'accès à la formation, la possibilité d'emploi : il faut qu'il n'y ait pas de rupture dans ces étapes. C'est lors de période de rupture qu'il est difficile pour la personne de se re-mobiliser
Il existe des dispositifs régionaux dont l'existence n'est pas suffisamment valorisée ou dont les entrées ne sont pas suffisamment adaptées. Les Contrat Territoriaux Emploi Formation (CTEF) contribuent à repérer des dispositifs sur des territoires de proximité. Le PRAO et l'INTERCARIF existent : ils devraient pouvoir proposer des outils de lisibilité des parcours existants. Il manquerait notamment une entrée FOAD.
Formation et emploi : le lien indissociable
Les équipes pluridisciplinaires et l'ensemble des acteurs devraient être connectées à la partie Emploi de la vie de la personne handicapée. La MDPH a ce rôle de coordination.
Au niveau de la vie étudiante, il y a également des problèmes d'articulation entre la vie personnelle, sociale de l'étudiant et son parcours pédagogique : y a-t-il nécessité d'inventer un outil collaboratif ? de mettre en place un réseau ?
On peut observer quelques exemples de bonnes pratiques : le « conseil technique » a été créé. Les différents professionnels se réunissent et se concertent sur les parcours des personnes hanicapées. Cette réunion se fait en présentiel. Pourquoi ne pas construire des liens entre ces temps de co-présence ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de
La MDPH pourrait très bien mettre en ligne les dossiers ( de façon sécurisée) et coordonner l'activité des différents intervenants dans le parcours et l'accompagnement de la personne handicapée. Si le lien n'est pas bien fait, on peut se retrouver avec l ' « effet mille-feuille », c'est à dire que la personne en possession de son information ne peut parvenir à coordonner les différents professionnels. Ainsi, un espace virtuel d'échanges pourrait être inventé pour partager les informations.
Le wiki, par exemple, peut être un outil intéressant pour travailler ensemble. Il faudrait cependant former les utilisateurs. Cependant, il est peut-être nécessaire de créer un dispositif semi-fermé en autorisant certains usagers.
Cependant, commme c'était signalé ce matin : il faut faire attention à ne pas s'necombrer de dispositifs. Est-ce que le risque ne serait pas de multiplier les outils ? Et reste le problème de la confidentialité qui doit être respecté sur certains aspects liés notamment aux données à caractère personnel.
On peut prendre l'exemple de personnes cérébro-lésées qui ont été accompagnées par l'ADAPT, mais qui doivent passer à une autre étape. Quel est le dispositif d'accompagnement ? L'ADAPT a pensé à une solution informatique qui porterait comme nom « Trajectoire ». Cela serait principalement un dossier qui permettrait l'orientation d'une personne handicapée.
Une des questions centrales est de pouvoir identifier les postes dont les personnes handicapées pourraient être en charge :
→ Quels sont les postes qui sont transférables à des personnes handicapées grâce aux TIC ?
Il y a notamment la solution du travail à domicile, du gardiennage à distance ... Quelles formations seraient à mettre en place pour inventer des nouveaux métiers ? Ce discours est mal entendu par les entreprises. Notamment, le travail à domicile n'est pas encore accepté. Les PME commencent à être sensibilisées et répondent à leurs besoins.
Il n'y a pas de solutions universelles pour le travail des personnes handicapées.
Globalement, le travail à distance n'est pas encore bien accepté.
Cependant, le travail des personnes handicapées va permettre des avancées dans les modalités de travail : innovation.
→ Plateforme mise à disposition pour les personnes handicapées et tout le monde s'en sert.
→ Il y a une génération qui qarrive sur le marché du travail qui ont un rapport au travail complètement différent (Digital native )
Accès au travail à distance des jeunes est plus évident.
→ Il existe déjà du travail à distance dans beaucoup de secteur
Comment peut-on favoriser ce travail à distance des personnes handicapées ? Comment se coordoner autour des parcours des personnes handicapées ?
Le travail à domicile peut être intéressant si il se dévelloppe pour tous.
Où et comment se situe la personne handicapée ? Fait-on de la coordination AVEC la personne handicapée ou POUR la personne handicapée ( et sans elle).
Les réunions d'acteurs sont très importantes à vivre en présentiel.
Comment les TIC peuvent devenir un outil de co-construction qui prend en compte la personne elle-même.
La place de l'accompagnement humain est essentielle.
La question de la prise d'initiative est importante : qui coordone ? A-t-on la même vision de la coordination ?
Nécessité que les acteurs qui agissent en réseau doivent se rencontrer à un instant T. Il y a une difficulté à n'avoir que des échanges numérique. Il y a trop d'information. Il est difficile de synthétiser.
Utiliser une base de données commune est intéressant mais on ne peut pas passer au tout TIC. Le présentiel, l'échange est essentiel.
Deux types d'information :
administratives et personnelles/ service d'aide / info sur les formations.
→ Réseau autour du handicap psychique dans le Rhône. Quels sont les outils qui peuvent être utilisés par et pour le PH psychiques ? Les outils ont été recherchés, listés et partagés (mis en ligne)
Organisation qui permette de coordonner : il faudrait une organisation qui coordonne/ Les organisations qui financent doivent également mettre en place une politique « concertée »
Certains dispositifs sont mis en avant et l'information est tronquée
Le concertation, prévue dans l'article 26 de la loi de 2005, doit être respectée.
La personne handicapée devrait pouvoir avoir l'information entière. Le plus large spectre de solutions doit être mis en avant.
Les TIC ne résoudront pas des problèmes qui ne sont pas réglés politiquement.
« Multiplicité de guichets uniques » : un portail unique devrait être mis en place A L USAGE DE TOUS
→ Remontée de terrain via les CTEF vers la région.
→ La MDPH serait ce guichet unique.
Signaler cette page 
