Eportfolio et culture numérique : rencontre du 15 déc. 09 (PraTic et Formation)
Un article de FormaVia.
Les représentants d’organismes de formation et EPN : ADEA Formation, Bibliothèque St Apollinaire de Rias, CEFRA, le Cypiée, Côté Projets, les EPN du Lyonnais, IFSI, INRP, France Loire Formation, la Nacre, Mille Images, la M@ison de Grigny, la Plate-forme des certificateurs VAE, …
Classé dans Compte-rendu, PraTIC et Formation, Evenement, EPortfolio, VAE
Correspondant : http://www.formavia.fr/wiki/index.php/Utilisateur:Overnier
Précédente réunion (ou source) : http://www.formavia.fr/wiki/index.php/Présentation_du_9_juillet_2009
avec une présentation de Pierre Bénech, Chargé d'études et de recherche à l'INRP - Equipe EducTice (Education, Technologies de l'Information et de la Communication).
L’acquisition des compétences numériques à travers le B2I / C2I
Au Cypiée : 14 « certifiables »
B2i adultes - Youcef Ouateli, expérimentation B2I adultes 2009 par FormaVia
En amont, cela a donné lieu à un travail collaboratif de 168h sur le wiki de FormaVia concernant les éléments suivants :
- Référentiel
- Test de positionnement
- Contenu de formation
- Plan de formation
- Rapport d'expérimentation
Si le CYPIEE a participé à cette expérimentation, c’est parce que cela devait donner lieu à un diplôme permettant de valoriser les demandeurs d'emploi, avec le B2I qui est une référence nationale (plus connu que PIM).
Le bilan :
- Les points importants de la réussite :
- A priori négatif de la formation à surmonter pour Rmi et chomeurs
- Importance de la cohésion du « petit groupe » : écoute, empathie, pas de jugement
Un résultat plus qu'encourageant :
- 14 certifiables
- Épanouissement de la personne : professionnel et familial, facilitant incontestablement le retour à l'emploi
Conclusion : nous sommes prêts pour le déploiement !
La Bibliothèque St Apollinaire de Rias : le problème essentiel aujourd’hui est l’absence de certification
Jacqueline Cimaz a présenté les résultats de l’expérimentation au sein de la Bibliothèque St Apollinaire de Rias suivie par 4 Ardéchoises qui ont travaillé sur l'image numérique, les images sur ordinateur et la réalisation d'un dossier (également utilisation des progiciels, réalisation de documents composites et maniements des hyperliens).
Toutes les compétences du référentiel ont été abordées, le point faible concernat le maniement des flux RSS, question de besoin et de temps...
Quant à la culture numérique, il est certain que les volets artistiques et cognitifs ont été et sont privilégiés... Mais cela n'exclut évidemment pas les autres champs de la culture numérique...
Or, le problème essentiel aujourd’hui est l’absence de certification alors que cela avait été annoncé et qu’il y a eu un gros effort de la part des apprenants pour réaliser le mémoire et correspondre aux exigences du référentiel.
Guy Pastre rappelle que l’un des objectifs de cette expérimentation était justement de définir quelles devait être les conditions de cette certification. En effet, il existe des attestations mises en place sur le territoire. L’expérimentation devait permettre de déterminer si les EPN étaient en mesure d’accompagner cette acquisition de compétences et de définir comment homogénéiser la certification.
Clyfe Freeman : on nous a demandé de mettre en place une certification ; chacun a défini une mallette décrivant les conditions de validation. Or, il n’y a pas à ce jour de certification.
La difficulté actuelle ne peut être résolue que par des acteurs de l'Etat, la DUI - Délégation des usages d’Internet – ou du décideur, à savoir l’Education Nationale.
Rébecca Chappe : « en tant que professionnelle de la formation des adultes je suis très choquée par cette situation. En effet, il ne semble pas imaginable que l’Education Nationale n’aille pas au bout de son engagement, quand on voit quel a été l’investissement à la fois des personnes apprenantes et des formateurs. De mon point de vue, c’est de la responsabilité de l’Éducation Nationale de ne pas laisser tomber les personnes qui se sont impliquées et qui ont marqué un grand enthousiasme, ou ce serait alors afficher un grand mépris pour l’Éducation Populaire. »
Pistes d’actions Il y a deux problèmes à résoudre aujourd’hui :
- comment développer la culture numérique dans la population ?
- comment organiser la validation à la fois pour les nouveaux qui vont faire le b2i et pour ceux qui l’ont déjà fait ?
Certifier les personnes qui ont fait le B2I adultes
L’attente est très forte, si bien que J.Cimaz a fait une lettre au ministre de l’éducation nationale à la fois sur la question de la certification du B2I adultes et sur le B2I école et collège → quid de la valorisation par rapport aux enfants de la compétence acquise par leurs parents ?
Face à l’absence de réponse, elle s’oriente vers une communication plus large sur ce sujet.
Remarques :
Stéphanie Lucien-Brun qui représente le réseau des EPN du Lyonnais explique qu’il s’agit d’un complément par rapport au niveau national. Il y a un projet d’arrêté sur cette question. Il apparaît que des solutions locales doivent être mises en place pour que ce soient les universités qui valident le B2I adultes (il y a plusieurs niveaux).
Une piste est peut-être de mener une démarche locale avec la Région pour voir comment instaurer la certification avec les universités ? Quid d’une action volontariste de la RRA pour choisir les certificateurs ?
Depuis 2001, il est possible d’avoir d’un côté les formateurs et de l’autre les certificateurs.
Régine Djalo explique pour la certification, ce qui est important est la façon dont on fait passer les épreuves (possibilité de rétroactivité du diplôme si les conditions de validation / de passage d’examen sont identiques à celles annoncées).
Développer la culture numérique des rhônalpins
Comment atteindre le niveau de compétences numériques minimum nécessaire pour les acteurs de la formation ?
François Duport : Il y a de forte chance que l’élément culture numérique devienne obligatoire dans les parcours, à prendre en compte pour les prochains appels d’offres.
Il apparaît à tous nécessaire que les animateurs et formateurs développent le socle de compétences sur la culture numérique, ce qui demande un consensus sur ce sujet.
C’est pourquoi, dans ce contexte, le réseau des EPN du Lyonnais souhaite expérimenter une VAE pour les animateurs en 2010.
Ressources sur ce sujet :
- Dossier complet sur le B2I adultes
- Organiser une rencontre avec les universités via [mailto: labellesarah@gmail.com Sarah Labelle]
- Rapport d’Olivier Donnat sur les pratiques culturelles des Français en matière de numérique
Le concept d’e-portfolio (ou portefeuille de compétences)
Les expériences ont commencé en septembre dans l’académie de Montpellier avec pour objectif de construire un scénario pédagogique sur une plate-forme autour de l’identité numérique, les enseignants travaillant avec leurs élèves. Les enseignants vont suivre cette formation préalablement de manière à pouvoir l’appliquer ensuite à leurs élèves.
Cette démarche d’e-portfolio peut-elle s’appliquer à différents contextes : dans la formation continue, l’orientation, la construction de parcours, B2I, C2I, emploi, …. ?
Le CV Europass mis en place par une équipe de spécialistes européens de l’emploi et la formation, reconnu par toutes bases de données de recherche d’emploi (comme par exemple Monster), offre une 1ère entrée en valorisation des compétences
Etape 1. Consigner les compétences acquises et y réfléchir
Quel que soit le référentiel (disciplinaire, C2I, B2I, etc.), la personne consigne des compétences acquises.
La difficulté du portfolio est de réfléchir sur ces compétences acquises. Le gros travail du portfolio est de montrer que cette compétence est acquise.
Toute compétence est prise en compte. Il s’agit de montrer sa capacité à mettre en œuvre telle activité. Une compétence, une preuve (par un support qui montre que je sais faire ou que j’ai fait). Je vais réfléchir et noter ce que j’ai appris, le problème rencontré.
→ C’est une démarche de validation des acquis de l’expérience ou de bilan de compétences
→ Pour le valoriser, pour communiquer / le faire savoir
Etape 2. Demander un retour
Ensuite, on recherche un feedback de la part de professionnels, de ses pairs, de ses formateurs, de ses parents (pour les collégiens) … L’utilisation des réseaux sociaux facilitent grandement ce retour.
Etape 3. Mettre en œuvre la compétence numérique
Il existe pléthore d’outils pour mettre en œuvre son portfolio.
Hellen Barett a expérimenté tous les outils existants : http://electronicportfolios.org/myportfolio/versions.html
Pour le choix de l’outil, 3 critères doivent être respectés :
- possibilité de création de dossier
- contrôle et durabilité des informations (question de l’hébergement)
- un espace privé où déposer mes ressources, un espace semi public où demander un feedback à des personnes ciblées, un espace public où les infos sont publiées
Je peux collectionner un nombre de ressources très important. Il faut réfléchir à ce que je vais y mettre (les pièces significatives).
L’outil numérique le plus important est le réseau social car il facilite la circulation de l’information pour avoir du feedback.
Etape 4. Créer un eportfolio de présentation
Les 3 premières étapes ont permis de créer un portfolio de réflexion. Il faut ensuite faire un portfolio de présentation créé spécifiquement pour chaque projet (par exemple recherche d’emploi).
Le but du portfolio est personnel : il est individuel, personne ne peut participer à la production de ressources, à la réflexion. Personne ne peut le modifier, seulement mettre des commentaires.
Il faut que chaque apprenant ait son outil. L’outil est personnel pour laisser la place à la créativité
L’e-portfolio est une démarche intellectuelle, pas un produit.
Remarques et questions :
Les avantages par rapport au CV ? possibilité d’y mettre des vidéos, des cartes heuristiques, des supports réalisés par son auteur.
Sur certains publics : il peut être très intéressant d’avoir une vidéo à la place d’un cv
Quid de l’interopérabilité entre ces outils ?
Rien n’est fait pour l’instant
Quelle durabilité des ressources ?
Outil intéressant mais quelle utilisation par les employeurs ?
Au Pays de Galles, 3 millions de portfolio ouverts. La démarche se généralise : http://emploi.france5.fr/emploi/trouver-emploi/cv/10040043-fr.php
En Lorraine, à partir de 2010 ouverture d’un lorfolio pour les bilans de compétences
La démarche est très intéressante.
Le eportfolio met en avance les compétences et non pas les diplômes. L’idée est de commencer au plus tôt, au collège, de donner une autonomie par rapport à cette réflexion.
Une fois sur CD, clé USB, … c’est un produit mort car il n’y a plus de feedback
Quels types d’applications possibles ?
Cela permet notamment de créer l’autonomie = compétence 7 du socle commun.
On sent que cela est en train de se déployer, dans la Fédération des employés pour service à la personne il y a un principe de portfolio
Le portfolio peut être papier dans un 1er temps
Tout le monde n’a pas l’internet haut débit. Tout le monde n’a pas les compétences pour le numérique.
Autres bénéfices possibles induits :
Pour collectionner, partager de la veille
Construire des portfolios de groupe (interactions sociales)
Exemples de e-portfolio
- Celui de Pierre Benech
- Celui de Guy Pastre
- Mario Asselin a fait évoluer son portfolio autour de 3 items : je réfléchis aux ressources que j’ai produites, je côtoie pour avoir du feedback, je partage (si je découvre un outil je le partage, je mets sur la toile tout ce que j’ai pu découvrir). Ainsi le portfolio fonctionne dans les 2 sens.
Conclusion. Tour de table
Quels projets monter ?
Les acteurs marquent leur intérêt pour travailler sur les problématiques suivantes :
Démarche B2I / C2I. Apprentissage des compétences numériques (Mille images, CEFRA)
Eportofolio : France Loire formation -> comment pouvoir utiliser cette démarche dans des projets ?
Professionnalisation des animateurs d’EPN et valorisation des compétences numériques -> Projet de VAE collective d’une trentaine d’animateurs d’EPN par la coordination régionale des EPN
Comment intégrer cette logique d’eportfolio dans la démarche de vae animateurs epn : plateforme des certificateurs VAE
Jacqueline Cimaz → membre de l’expérimentation B2i à l’initiative des Inforoutes de l’Ardèche. Nous sommes confrontés au problème de la non reconnaissance de la certification alors que parole donné. Problème pour les pers concernés, l’entourage. On continue le travail sur le livre numérique
Comment réduire cette fracture numérique chez le public que l’on accueille ? Côté Projets
Instituts de soins infirmiers (IFSI)
E-portfolio car mise en place actuellement d’un portfolio mais au format papier et sur 3 ans. Unité d’enseignement sur les TIC et intérêt pour le C2I : déjà une expérimentation l’année dernière avec envoi par email. La réforme des études infirmiers a ajouté un référentiel bien calé. Quid des taux de réussite ? de l’atteinte des objectifs difficilement pour les étudiants ?
Il y a deux C2I : le C2I de niveau 1 pour les étudiants de grandes écoles et pour certains professionnels, et le C de niveau 2 pour les enseignants Il n’existe pas de C2I de niveau 2 pour les formateurs de la formation continue. Une des conclusion de l’expérimentation est qu’il faut mettre en place ce C2I pour les formateurs.
Suites à donner à cette rencontre :
Mettre en œuvre une démarche de construction de l’identité numérique pour les formateurs de la formation continue
Faire un retour d’expérience sur les outils découverts, les compétences acquises
Développer la culture numérique chez les formateurs de la formation continue
Le SPRF - service public régional de la formation continue (Christian Biral)
Sur l’absence de certification du B2I adultes, la Région a découvert le blocage en même temps que les acteurs. En effet, la certification B2i adultes relève de l’Etat. Le problème est pour les personnes ayant passé le B2I. Une attestation de compétences pour ces personnes, délivrée par des acteurs qui ont la capacité de le faire, serait bienvenue, une solution reste à trouver. Tous les livrables et travaux de cette expérimentation vont resservir (malette B2i adultes…).
Comment les travaux des communautés de pratiques s’insèrent-ils dans le le service public régional de la formation continue ?
Contexte :
Le SPRF va contribuer à l’exercice du droit à la formation tout au long de la vie, dans le contexte de la réforme liée à la loi publiée en novembre 2009. Il respecte les grands principes que l’on retrouve dans le service public en général : égalité d’accès pour les rhônalpins, y compris les publics fragiles, offre continue (égalité d’accès sur tout le territoire) adaptée à tous les individus (individualisation) aux territoires et aux entreprises, et de qualité (un des grands axes du SPRF).
Si FormaVia existe c’est parce qu’il y a une politique régionale qui se reconstruit autour de ce service public d’une part, et grâce aux travaux de ses membres d’autre part.
Le réseau FormaVia a obtenu le label territoires innovants → reconnaissance des travaux réalisés. Visibilité accrue de FormaVia qui est d’ailleurs cité dans le texte du rapport sur le SPRF.
Le SPRF n’est pas complètement construit. Il sera bâti sur des blocs de service : accueil / information, orientation / ingénierie des parcours, offre de service formation et VAE. Les travaux menés dans FormaVia sont en phase avec ces blocs de service : modularisation des parcours de formation facilitées grâce aux TIC, développement des Creative Commons (cf prix Nobel sur ce sujet), VAE). Le ePortfolio s’inscrit dans cette la logique d’individualisation et de sécurisation des parcours (cf. passeport de compétences dans la réforme de la formation professionnelle). Ces travaux sont plus que jamais d’actualité.
Echanges
- Cette structuration est-elle un service de la Région ou se fait-elle avec l’Etat ?
La Région est l’intervenant majeur mais pas unique, elle doit coordonner l’action des partenaires et tenir compte des actions de l’Etat.
C’est pour cela que l’on va retrouver les compétences clés, dont la compétence clé numérique des rhônalpins et des acteurs de l’emploi formation.
Si les préoccupations sont partagées notamment avec l’Etat, chaque Région décide la modalité de création de son service public régional de formation.
- Quelles seront les relations de ce SPRFC avec l’Etat ?
Les relations avec l’Etat n’ont jamais été suspendues. L’Etat est dans le COPIL de FormaVia via Monsieur Gontard de la DIRRECTE. D’ailleurs, dans le cahier des charges de l’appel public à concurrence « compétences clés » de la DRTEFP (aujourd’hui DIRRECTE), il est préconisé que les soumissionnaires soient membres de FormaVia
→ Souhait de travailler en mode transverse et de décloisonner
- Quelles relations avec l’apprentissage ?
Le FormaCamp 2009 a été ouvert par Farida Boudaoud, vice Présidente déléguée à l’apprentissage. Des acteurs de l’apprentissage sont membres de FormaVia, mais il est vrai que beaucoup reste à construire.
- Le B2I pourrait-il être une demande dans les prochains appels d’offres ?
Un des objectifs majeurs est de développer la compétence numérique des acteurs, dont les formateurs, mais il s’agit d’un travail partenarial à construire avec les têtes de réseau de la formation. La Région n’est pas donneur d’ordre sur ce type de sujet. Aujourd’hui le contexte va dans ce sens (textes votés, etc.). Un certain nombre de formateurs sont loin de cela. Il faut faire de l’accompagnement au changement.
Il y a de nombreuses entrées possibles : la qualité de la formation, l’individualisation de la formation, … Déjà dans les branches professionnelles (contrat d’objectifs emploi formation) cela est mis en avant puisque cela fait partie des compétences clés des rhônalpins. La motivation des formateurs sera accrue par le fait que les TIC seront vraisemblablement dans les critères de la qualité, plus des actions informelles (eportfolio). Ex Branche Transport . Si les OF mettent en ligne des granules de formation en Creative Commons, il y aura amélioration des contenus d’où un gage de qualité de la formation. Pour faire cela, il faudra des compétences. Il y a un mouvement de fond. Au moins la moitié des formateurs ont aujourd’hui des opportunités pour le faire.
- Quid de la prospective ?
Les élus demandent une évaluation de l’impact d’une politique publique. FormaVia est aussi un espace de coopétition, coopération qui est à côté des marchés publics. Un espace où les acteurs en situation de concurrence peuvent échanger et travailler sur des solutions innovantes. Une enquête est menée par l’Université Paris 13 sur la place des réseaux sociaux sur la construction d’un service public. Pierre Bénech est chercheur, FormaVia est un espace ouvert.
Décisions
- Mise en œuvre d’un groupe de professionnels qui vont expérimenter le e-portfolio pendant 4 mois sur la plateforme sociale du réseau (Elgg).
- Participez dès maintenant à la définition des conditions de cette expérimentation - objectifs, participants, modalités (rdv sur Elgg).
Autres ressources
La définition du référentiel européen sur la culture numérique précise : « Les compétences requises comprennent l'aptitude à rechercher, recueillir et traiter l'information et à l'utiliser de manière critique et systématique, en évaluant sa pertinence et en différenciant l'information réelle de l'information virtuelle tout en identifiant les liens. Un individu devrait avoir l'aptitude à utiliser des techniques pour produire, présenter ou comprendre une information complexe et l'aptitude à accéder aux services sur Internet, à les rechercher et à les utiliser. Un individu devrait avoir l'aptitude à utiliser les TIC pour étayer une pensée critique, la créativité et l'innovation. L'utilisation des TIC exige une attitude critique et réfléchie envers l'information disponible et une utilisation responsable des outils interactifs. Un intérêt à s'engager dans des communautés et des réseaux à des fins culturelles, sociales et/ou professionnelles sert également cette compétence. »
Le rapport de la commission économie numérique présidée par Alain Bravo en mai 2009, La société et l’économie à l’aune de la révolution numérique. Enjeux et perspectives des prochaines décennies (2015-2025) indique : « L'évolution constante et permanente de ces technologies conduit non seulement à souhaiter que la formation aux TIC soit réalisée dans le cadre de la formation initiale mais aussi tout au long de la vie ». Les dispositifs décidés au niveau de l'Éducation nationale comme l'obtention d'un « brevet informatique et internet » et d'un « certificat informatique et internet », devraient être « prolongés et amplifiés pour l'ensemble des formations initiales et tout au long de la vie ».
Cette réflexion est en lien avec la conférence de la Biennale de la M@ison de Grigny sur le thème de « Accès pour tous aux TIC: Entre illusions et réalités » les 4 et 5 décembre et fait suite à l'expérimentation B2I menée en Région Rhône-Alpes (synthèse de l’expérimentation B2I).
Ouverte dans le cadre d’expérimentations, la plate-forme sociale du réseau FormaVia (qui utilise le logiciel opensource Elgg) vient d’accueillir son centième membre.
Et les usages se développent. Les posts de François Duport et Aichatou Diallo sur Elgg :
- Le Lorfolio en Lorraine http://www.formavia.fr/elgg/pg/blog/Fduport/read/2828/lorfolio-un-portfeuille-de-comptences-numriques
- Regards critiques sur le portfolio : http://www.formavia.fr/elgg/pg/blog/Aichatou/read/2265/regards-critiques-sur-leportfolio
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