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Un article de FormaVia.

Sommaire

La place des Technologies de l'Information et de la Communication dans l'Orientation, la Formation, et la sécurisation des parcours tout au long de la vie

En écrivant ce billet en fin de semaine, inspiré par un éditorial de Jacques-François Marchandise, j'avais en tête la thématique de cet événement à venir. Je me disais qu'avant de situer la place que pouvait/devait occuper les TIC dans nos stratégies de formation/orientation/sécurisation, nous nous devions peut-être de réfléchir sur cette notion de «parcours» et surtout, sur ce vocable, «tout au long de la vie». Jadis, il y avait un temps pour apprendre et un autre pour «faire sa vie»! Est-ce à dire que nos ancêtres n'apprenaient plus rien, une fois leur vie active (sur le marché du travail) entreprise? Sûrement pas. Mais force est d'admettre que le temps où on pouvait envisager une seule «carrière» pour sa vie active est révolu. Il y a donc lieu de questionner cette séquence qui prédétermine que nos stratégies d'apprenants doivent se confectionner au début de notre parcours de vie et se perpétuer, par la suite, sur la base que chacun aura construite.

Et puis, il a ces appétits d'apprenants à considérer. Chacun peut très bien avoir passé sa jeunesse dans «l'infobésité» et escompter sur tout ce qu'il a accumulé pour faire sa vie, mais le régime actuel semble favoriser ceux qui ont conservé la soif (et la faim) d'apprendre et de s'adapter... Tous les appétits d'apprenants, ceux d'hier et d'aujourd'hui, commandent le recours à la différenciation et les fameux «parcours» doivent pouvoir tenir compte du fait que si la destination est commune, l'itinéraire peut varier énormément de personne en personne!

Cela dit, je propose que tout au long de la journée, nous regardions de près le type de culture numérique à se donner pour répondre à tous les appétits. S'approprier les outils qu'il faut pour mieux vivre ensemble autant que pour s'adapter au marché n'est pas une mince tâche. Au-delà des modes qui nous portent à considérer la technologie du moment en tant que panacée, il faudra bien se donner les repères pour distinguer l'utile de la nuisance, le signal du bruit et le productif de la perte de temps... ou de sens!

Jacques-François Marchandise écrivait: «Pour comprendre la plupart des domaines de notre monde, le numérique n’est souvent pas la bonne entrée, en tout cas il n’est jamais la seule.» Je suggère que nous discutions des outils du numérique qui nous procure cette «bonne entrée». Puisque nous sommes «toujours le prénumérique de quelqu’un» (c'est encore du «Marchandise»), gardons-nous de puiser sans discernement au sein des usages des plus numériques que soi et envisageons sereinement les bases du développement de notre propre culture; celle pouvant s'avérer la mieux adaptée à notre régime d'apprenant! Mario Asselin


Les "nouvelles" technologies

Les "nouvelles" technologies sont de plus en plus anciennes. Elles s'installent dans le paysage et questionnent à une intégration sociale réffléchie. C'est-à-dire de parler d'avantages de culture numérique plutôt que de technologies... Mes neveux et nièces sont tous sur facebook (je l'ai appris à Noël) et sont désormais dans mon réseau parce que j'ai aussi un compte sur ce réseau social. J'ai donc ainsi une connaissance de leurs centres d'intérêts... Ils me demandent parfois des conseils. Bref, ils se construisent aussi par le biais de ce canal. Etonnament, certaines institutions scolaires expérimentent l'ussage de ce service pour animer des formations et accompagner leurs apprenants. 

La lecture du résumé du rapport de l'OCDE sur les grandes mutations qui transforment l’éducation (version 2008) donne quelques clés, entre autre au travers de la thématique, « la nouvelle génération des technologies de l’information et de la communication (TIC) induite par la révolution numérique et l’essor fulgurant d’internet ». En clair, cette culture s'impose, comment avant la radio, la TV pour paraphraser Jacques-François Marchandise. En commentaires de ce post Philippe Cazeneuve membre du réseau FormaVia ajoute : "Nous avons beau travailler dans des environnements numériques, la construction de nos connaissances et la capitalisation de nos expériences, la façon dont nous mémorisons les informations que nous échangeons et produisons relèvent toujours me semble-t-il de logiques qui ne sont pas d’ordre binaire." Cela nécessite donc un regard critique. Et nous oblige à prendre en compte cette compétence clé pour "mieux vivre ensemble" comme le dit justement Mario. Et du post récent sur le "prénumérique". Quant aux jeunes, ils se servent de ces médias pour se socialiser et pour approfondir des sujets qui en sont pas dans le programme.

A lire avec attention, cet extrait et sa conclusion : Les formes de participation de la jeunesse dans ce monde en réseau suggèrent de nouvelles façons de penser le rôle de l’éducation. Qu’est-ce que cela signifie vraiment d’exploiter le potentiel des possibilités d’apprentissage offertes par les ressources en ligne et les réseaux ? Plutôt que de supposer que l’éducation sert principalement à préparer les jeunes à leurs carrières futures, pourrait-on la penser comme un processus destiné à guider la participation des jeunes à la vie publique de façon plus générale ? (…)


La question que je me pose est plutôt savoir qui doit piloter un parcours tout au long de la vie ? L'individu ou l'institution ? Comment ? Pour quelle finalité ? La culture numérique est un élément de la réponse. Mais pas l'unique. Plus un moyen qu'une fin.Le FormaCamp sera - je l'espère - l'occasion d'imaginer comment aborder cette question de culture numérique. Qu'en pensez-vous ?

François Duport

Les thèmes du FormaCamp discutés à la rencontre de Bourgoin-Jallieu

Une première rencontre a eu lieu sur le territoire Rhônalpin, sur le thème : 

Faciliter l’accès à la formation pour tous avec les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) -

Expériences pratiques autour des TIC et de la formation à distance

La rencontre qui s’est tenue le 27 janvier 2009 à Bourgoin-Jallieu, de 17h à 19h, à la Halle Grenette, a rassemblé une soixantaine d’élus, représentants d’organismes de formation, d’Espaces Publics Numériques, d’OPCA, de branches, etc. pour une présentation d’expériences concrètes d’utilisation des TIC dans la formation, et une discussion concernant l’impact de cette utilisation, et les besoins en matière de formation et d’emploi. Lire la suite


Place des TIC dans les rapports

Les derniers rappports CarleCESR, Lambert et Ferracci sur la formation continue  présentent un panorma commplet des difficultés d'organiser ce secteur. Mais aucun n'aborde la place des TIC comme moyen d'améliorer le dispositif global. Comment dépasser le constat du rapport du Sénat de M. Bernard SEILLIER de juillet 2007 : Aux trois maux de la formation professionnelle, la complexité, les cloisonnements et les corporatismes, la mission d'information a souhaité apporter une solution articulée autour de trois mots : la personne, les partenariats, la proximité. Toutes les propositions présentées dans le rapport de la mission d'information du Sénat se rattachent à l'un ou l'autre de ces repères : - la personne doit être désormais au centre de la politique de formation professionnelle afin de donner un sens concret et un contenu effectif au concept fuyant de formation tout au long de la vie ; - les partenariats doivent être systématisés et organisés autour de chefs de file dûment identifiés, afin de rendre possible une meilleure allocation des moyens ; - la proximité doit être sans cesse construite, ou son impossibilité doit être compensée, afin de favoriser l'accès de tous à la formation et de répondre aux besoins des territoires.



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